la couverture originale de CharlElie

la première proposition de CharlElie et la bonne !

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A l’école de la Poésie… Leo… 100 ans

LEO … 100 ANS…

J’ai entendu dire par Pascal Boniface géopolitologue sur Public Sénat ( eh oui je ne regarde pas que M6 et Cyril Hanouna…, je pense aussi parfois) qu’aucun média n’allait célébrer les 100 ans de la naissance de Léo Ferré et que tous les reportages ou bio proposées avaient été refusées… Euh… Léo Ferré ça vous dit quand même quelque chose, non ? Avec Brel et Brassens, c’était un fameux triumvirat de nos années 60, 70 et 80… Des poêtes ? Non pas des rappeurs, quoique Léo avait quelque chose du slameur quand il balançait ses textes soit a capella soit avec un orchestre pop (ZOO), juste un piano ou un orchestre symphonique derrière lui. Boniface expliquait que Léo était beaucoup moins lisse et conventionnel qu’un Brel ou qu’un Brassens. Plus rentre dedans, plus gueulard contre les médias, le pouvoir en place ou les abrutis de tous poils. Léo n’était pas gentil avec la société. Léo était un homme blessé, dès l’enfance, meurtri aussi par ses amours. Et ce qu’il écrivait était à vous hérisser le poil, à vous foutre le cafard, à vous remettre en question, à pleurer sur ce que vous pensiez être. Non, personne ne fêtera cet immense poète dont les textes, les chansons, les poèmes, les pamphlets n’ont rien perdu de leur force, de leur vigueur et de leur engagement. Plus actuels, en ce moment dans cette époque troublée, tu ne peux pas faire mieux ! Choisir un poème ou un texte ce serait nier tous les autres. Vous vous devez de TOUT écouter ? Prenez le temps. Ne vous arrêtez pas à ce qu’on put dire de lui les gens qui le connaissaient ou croyaient le connaître. Je me souviens à une fête de Lutte Ouvrière devant la jeunesse venue écouter Starshooter, alors que Léo chantait «  le chien » : il s’était approché d’un jeune au premier rang et lui avait balancé avec son sourire et ses fossettes : «  C’est pas facile, Ferré, hein ? ». Non ce n’est pas facile Ferré, c’est pas immédiat comme Booba, Maitre Gims ou même Stromae… Ferré invite à se pencher sur soi-même et à se secouer les neurones pour comprendre son existence dans ce foutoir qu’est la vie. Même Grand Corps Malade l’a zappé dans son récent slam « l’heure des poètes, » lui préférant NTM ou Renaud, et même Aznavour qui au final n’a écrit que peu de textes, ayant ses propres paroliers. Ferré est de ces poètes qu’on muselle parce qu’ils dérangent, parce qu’ils sont sans concessions, parce qu’ils peuvent réveiller les consciences. Ferré peut faire de vous un révolté, un vrai ! NI DIEU NI MAITRE ! Il ne faut pas être comme beaucoup qui se targue d’être poète aujourd’hui, être soumis, ou d’une caste comme il l’écrit dans le texte ci-dessous…

Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur le sujet Ferré. De toute façon, il n’aimait pas les hommages, et les cirages de pompes. Prenez juste le temps de lire ce qui suit. Ça s’intitule Préface. Écoutez le aussi si vous pouvez… Tout y est ! Tout est dit. Amis de la poésie. Bonsoir…

PRÉFACE

La poésie contemporaine ne chante plus, elle rampe

Elle a cependant le privilège de la distinction

Elle ne fréquente pas les mots mal famés, elle les ignore

On ne prend les mots qu´avec des gants

À menstruel, on préfère périodique

Et l´on va répétant qu´il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires et du codex

Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n´employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu´ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baise-main

Ce n´est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baise-main qui fait la tendresse

Ce n´est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot

Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s´ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes

Le poète d´aujourd´hui doit être d´une caste, d´un parti ou du Tout-Paris

Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé

La poésie est une clameur

Elle doit être entendue comme la musique

Toute poésie destinée à n´être que lue et enfermée dans sa typographie n´est pas finie

Elle ne prend son sexe qu´avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche

L´embrigadement est un signe des temps, de notre temps

Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes

Les sociétés littéraires, c´est encore la société

La pensée mise en commun est une pensée commune

Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes

Renoir avait les doigts crochus de rhumatisme

Ravel avait dans la tête une tumeur qui lui suça d´un coup toute sa musique

Beethoven était sourd

Il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok

Rutebeuf avait faim

Villon volait pour manger

Tout le monde s´en fout!

L´art n´est pas un bureau d´anthropométrie

La lumière ne se fait que sur les tombes

Nous vivons une époque épique

Et nous n´avons plus rien d´épique

La musique se vend comme le savon à barbe

Pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu´à en trouver la formule

Tout est prêt : les capitaux, la publicité, la clientèle

Qui donc inventera le désespoir?

Avec nos avions qui dament le pion au soleil

Avec nos magnétophones qui se souviennent de ces voix qui se sont tues

Avec nos âmes en rades au milieu des rues

Nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande, à regarder passer les révolutions

N´oubliez jamais que ce qu´il y a d´encombrant dans la morale, c´est que c´est toujours la morale des autres

Les plus beaux chants sont des chants de revendication

Le vers doit faire l´amour dans la tête des populations

À l´école de la poésie, on n´apprend pas!

On se bat!

copyright Leo Ferré…

Voilà. Que rajouter après ça ? Écoutez aussi « la solitude » Vous avez Google ?… Taper La solitude Leo Ferré  et vous verrez. Et puis rappelez vous qu’

« Avec le temps va … tout s’en va… »

Oui, le 24 août 2016, à trois jours de mon anniversaire, Léo aurait eu 100 ans cette année, comme mon père… Un autre poète à sa façon.

JUIN 2016

Copyright Albert LABBOUZ pour désespoir Production.

 

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ÊTRE !

J’avais 16 ans et dans un poème adolescent j’avais écrit cette phrase :

« C’est difficile d’être juif, il faut toujours se résigner à partir… » Depuis ma plus tendre enfance, mon père prisonnier de guerre, évadé de l’Allemagne nazie nous répétait toujours : « c’est pas la peine de crier sur les toits qu’on est juifs… » A l‘école, au collège, au lycée très peu savaient mes origines religieuses. On était élevé comme ça, une sorte de mélange entre la peur, la honte et la discrétion. L’Histoire avec un grand H avait imprimé sur nos consciences et nos inconscients, cet indicible secret qu’il ne fallait pas dire à tout le monde. Crucifixion de Jésus, Pogroms, inquisitions, shoah, Dreyfuss … On vivait avec ça avec ce fardeau à porter d’être responsables du malheur universel depuis le début des temps.

Et ces empreintes en France, je les ai trimballées tout le temps. Même auprès de mes copains, de mes amis à qui je devais expliquer ce que c’était être juif. Même chez les plus tolérants, les plus ouverts subsistaient cette idée incongrue que quand même, on est radins, on aime l’argent, on tient la finance, on sait faire des affaires, on est malins, et on est un peu coupables de pas mal de choses. Transmissions reçues de leurs propres parents élevés dans une France qui a vu naître  Philippe Pétain, Charles Mauras, Céline, Occident, la France aux Français et bien entendu le Front National. Non seulement on avait à porter le poids des chambres à gaz, mais aussi le poids sournois de que « quelque part… on l’avait bien un peu cherché… » Comme beaucoup, comme Albert Cohen dans son livre «  Frères humains… ». J’ai parfois été traité de « sale juif. » J’ai parfois répliqué avec mes poings, j’ai parfois aussi fait la sourde oreille ou adopté le mépris.

Au fil des ans, j’ai appris à me débarrasser de ces scarifications, de ces enclumes soudées à mes épaules. Je rigolais même aux blagues millénaires sur les juifs de tous pays. Allez, ne me dites pas que vous n’en connaissaient pas ?… Que vous n’en avaient jamais racontées non plus ni même ri à certaines ?… Et l’Histoire avec un grand H continuait de se dévider sur l’échelle du temps. La guerre d’Algérie est venue amalgamer tout ça. Nous qui avions vécu nos années ensoleillées avec des arabes amis, fraternels, voilà que certains guerriers et politicards, nous renvoyaient dos à dos avec nos frères d’enfance. Juifs contre Arabes. Et si quelque part, nous étions aussi un peu coupables de la colonisation française, hein ? Tous ces Bugeaud, Lyautey n’avaient ils rien avoir avec ce Dreyfuss ? Et ça a continué sur la frise du temps, Israël réclamait son indépendance et ça n’a fait qu’accentuer les tensions. Voilà que politique et religions s’amalgamaient aussi. Et une enclume de plus pour moi ! Voilà qu’il me fallait maitriser mes contradictions, mes ambivalences. OUI Israël doit vivre, NON Israël ne doit pas se comporter en colonisateur. Oui on peut être juif et non sioniste. Oui on peut aimer ses racines, son appartenance et avoir des amis d’autres racines, d’autres appartenances, d’autres religions… Oui on peut revendiquer certains noms juifs brillants sans pour autant crier que nous sommes le peuple élu, et convenir qu’il existe aussi des juifs très cons, (pourquoi beaucoup pensent à Zemmour quand j’écris ça ( rires) ?) Oui on peut être fier d’être juif sans pour autant être pratiquants. Oui, on peut aimer les rituels, les chants yiddish et aussi vibrer dans une église  ou une cathédrale. Oui on peut être critique vis à vis de certaines pratiques religieuses spécifiques au judaïsme et oui on peut aussi blasphémer sans pour autant se démarquer de ses coreligionnaires.

Ah non… Ce n’est pas facile d’être juif… même au sein de sa propre famille, je vous le dis !

Et enfin OUI, voilà où je veux en venir, on ne doit pas se cacher sous prétexte que depuis la nuit des temps on nous pourchasse, on nous massacre aussi… ( relisez le monologue de Shylock dans le marchand de Venise de William Shakespeare. ) Alors à ceux qui la portent, NON, il ne faut enlever la kipa parce que vous risquez d’être agressés.

Balavoine chantait :

Et quand tu marches le soir

Ne tremble pas

Laisse glisser les mauvais regards

Qui pèsent sur toi

L’Aziza ton étoile jaune c’est ta peau

Tu n’as pas le choix

Ne la porte pas comme on porte un fardeau

Ta force c’est ton droit.

Même si je pense dur comme fer que la religion doit se pratiquer dans la sphère privée, je pense aussi que dans la laïcité tout le monde a le droit de ne pas cacher ou taire sa religion dans l’espace public. L’essentiel, qui ne s’applique pas hélas dans les temps que nous vivons, c’est qu’il n’est pas obligatoire de vouloir la faire admettre par le monde entier au point de contraindre, de forcer, et même de massacrer ceux et celles qui ne veulent pas afficher les signes ostentatoires, voire à ceux ou celles qui n’ont pas le désir de la pratiquer.

AH… pauvre mot de liberté tant galvaudé, hélas, et si peu usité. La liberté de porter sans contrainte, voile, kippa, croix, coiffure sikh etc…doit prévaloir… sans pour autant, être un signe de défi ou d’arrogance vis à vis d’autrui…

J’ai longtemps vécu de par tout ce que je viens d’écrire et de vous dire dans cette idée qui a tant fait couler d’encre et de films, et de livres et de sketches, du pauvre juif persécuté, coupable de tout qui se tape la poitrine, qui lève les yeux au ciel en se plaignant à Dieu de ne jamais avoir ce qu’il réclame et d’être presque tout le temps, la risée ou la vindicte des autres, Rires ! … et même en amour… «  Elle ne m’aime pas parce qu’elle sait que je suis juif… » J’ai longtemps vécu dans cette idée, et je sais que j’en ai quelques séquelles encore…Image d’Epinal, parfois hélas proche de la réalité, comme si les légendes créaient le réel, qui se devrait de tomber en désuétude. Ne plus jamais avoir honte de ce que nous sommes, ni d’où venons, ni de qui nous a fait, ni des choix qui nous ont forgés et résumer cela en un seul mot, en un seul verbe, qui que nous soyons.

ÊTRE.

Copyright Albert Labbouz désespoir productions janvier 2016

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2016… façon slam… pas façon spam

Moi aussi j’ai cherché des rimes en « èze »
pour cette 2016.
Assis sur ma chaise,
je me serais voulu à l’aise Blaise
mais 2015 avait une odeur de fournaise
et je ne me sentais pas assez balaise
pour chercher sous les braises des hypothèses
d’une année de bonheur sans fadaises
je ne pouvais m’empêcher de penser à ce sale vendredi 13
qui avait fait remonter sous mes pleurs des Marseillaises
et des rages mauvaises…
me chevillait au corps, cette saleté de peur de la conjuration niaise
qui fait qu’on n’ose pas émettre d’heureuses hypothèses
de bonheur, de santé sans Michel Cymès
et qui sait, si, après les fêtes de la Genèse
on n’est pas trop obèse
pourquoi pas de bonne baise…
Mais, je ne vais pas ramener ma fraise
chercher des antithèses
Sur la route de ma soixantaine ne pas mettre de dièse
Espérer gagner au moins une fois le steeple-Chase
pour ceux qui croient en moi et qui m’ apaisent
en m’ évitant le Père Lachaise
Alors je laisse à CharlElie, Bruce et Leonard les croches, les blanches, les noirs et les dièses
pour ne plus penser aux malaises
j’envoie d’ici jusqu’ au Péloponèse
Mes meileurs voeux pour qu’ils plaisent
Et espère que sans se balancer sur un trapèze
On se rencontrera cette année ici, ailleurs ou peut être dans la cité New Yorkaise…

Copyright Albert Labbouz pour Désespoir Production 2016

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Bleu Blanc Rouge

IMG_0759Ibrahim m’a dit ce matin: « Je veux faire de la peinture. » Je lui ai demandé quelles couleurs il voulait que je lui prépare. il m’a dit doucement:


 

 » Y a du blanc ? Oui / Y’a du bleu ? oui/ y a du rouge ? oui.

Je lui  ai rempli un pot de bleu, un pot de blanc et un pot de rouge avec un pinceau  pour chaque pot. Il est allé cherché de l’eau au lavabo. il s’est assis et sur une feuille A3, il a commencé avec le bleu. Un bleu du ciel comme en Méditerranée. La feuille était blanche mais il a quand même peint le blanc, et c’est vrai  que le blanc de la peinture était plus blanc que le blanc de la feuille. On n’a plus parlé lui et moi. je l’ai laissé étaler ses couleurs comme il voulait. Je le regardais et j’attendais, même si je savais où il voulait en venir. C’était un beau silence. Quand il a commencé à peindre le rouge, un poil du pinceau a fait une petit tache noire. Il l’a enlevée du doigt; pas de tache sur le rouge. Un beau rouge.Rouge désir. Rouge vif. Rouge Sang. Sur sa petite main, il y avait des éclaboussures car il tenait la feuille pour ne pas qu’elle se froisse. Des éclaboussures de bleu, de blanc et de rouge sur sa peau noire d’enfant du Mali. Sa mère, une très jeune femme voilée l’amène sans faute tous les lundis à sa séance.Ibrahim a 9 ans. Elle souhaite qu’Ibrahim travaille mieux à l’école, qu’il sache bien lire et qu’il aille loin.

J’ai demandé à Ibrahim pourquoi il avait dessiné le drapeau:

  • C’est bien le drapeau que tu as fait ?

    – Oui


    -Pourquoi ?


    – Parce que je suis pour la France. a t il répondu.

je n’ai rien ajouté, mais lui a continué:  » Il faut que ça sèche »

Oui, il faut que ça sèche… J’ai pensé.

Copyright Albert Labbouz pour Desespoir Productions. Lundi 16 Novembre 2015


 

 

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SONIA, mes rencontres et les artistes inconnus

« J’ai fini la lecture de Rencontres Etoilées. Je n’avais pas envie que ça se termine. J’ai vraiment passé un très bon moment grâce à ton livre. Merci !

J’ai beaucoup aimé ta façon de parler de tes rencontres. J’ai hâte de lire Jardins à l’algérienne. »

Bonne Journée à toi.

Sonia.

J’ai rencontré Sonia à la fête de l’huma… une copine d’un copain d’un ami à moi. Après quelques mojitos, on a parlé. Sonia écrit. Elle écrit des poèmes, des nouvelles. Nous nous sommes donc trouvés une passion commune: Écrire. Je lui ai parlé de mes « rencontres étoilées » et de mes « jardins à l’Algérienne ». Sonia aime découvrir, et pas forcément ceux que la notoriété, la gloire ou la chance favorisent souvent à coup de fric. Sonia fait partie de ces auteur(e)s, créateurs( trices) que vous ne trouverez pas au fronton des Fnac ou temples de la cultures médiatiques. Il faut aller tel un explorateur, dénicher ces artistes-là au fond des salons du livre de province ou sur des blogs sur le net. Et puis, il faut prendre des risques pour les découvrir et les mettre à la lumière grace au bouche à oreille. Réécouteez la magnifique chanson d’Alain Leprest: « C’est peut-etre…

Les médias et le fric nous ont dressé un voile opaque pour que nous restions des inconnus, des méconnus et qu’aucun regard ne se penche sur nos écrits, qu’aucune porte ne s’ouvre sur d’avantage de lecteurs… À ce titre, je vous recommande, le livre pamphlet de mon éditeur, Georges Grard chez Grrrart-editions: « Toujours les mêmes… » où il démonte finement les rouages de ce système qui met en avant que les copinages, les fils de et De …

« « La mode est de laver son linge sale en famille et de le faire sécher en librairie, et bien voilà, quelques bonnes vérités à étendre ! » Georges Grard…

Sonia et moi, nous ne franchirons jamais la lisière de cette jungle touffue de l’anonymat. Il n’empêche que Sonia aime écrire, et moi aussi et si vous avez l’âme d’un (e)explorateur(trice), vous découvrirez à quel point il est urgent de lever le nez du bourbier médiatique culturel et d’aller à la rencontres des poètes, des écrivains inconnus…

Visitez son blog:  http://aunomdelaplume.over-blog.com/

Sonia s’est embarquée dans un roman d’amour épistolaire entre deux êtres touchés par les ravages de la guerre de 14. J’en ai lu le début… C’est déjà magnifique. Puisse t il un jour être édité, et rencontrer LE public que Sonia mérite.

Si je devais écrire une suite à Rencontres étoilées dont le titre originel est, je vous le rappelle: Rencontres étoilées d’un anonyme ordinaire. Sonia en serait un nouveau chapitre lumineux.

Allez Haut les coeurs et que Vive la belle écriture !

A.L octobre 2015

copyright Albert Labbouz pour Desespoir Productions.

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LE DORMEUR DE LA PLAGE

LE DORMEUR DE LA PLAGE

 

C’est une plage perdue où mousse de l’écume

Déroulant gentiment des vagues matinales

Brillantes ; où l’astre, de cette matinée agrume,

Luit : c’est une petite plage qui chante aurorale.

 

Un tout petit enfant, bouche fermée, tête nue,

Et la joue gauche baignant sur le frais sable blond,

Dort ; il est étendu sur le ventre sous la nue,

Pâle dans son lit humide où la lumière fond.

 

Les pieds sur la grève, il dort. Rêve-t-il comme

Rêverait un enfant tranquille ? Fait-il un somme ?

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

 

Les embruns ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort joue contre sable, les mains sur sa poitrine

Tranquille. Noyé sans patrie sans un pourquoi.

sans abri

apatride

 

 

Copyright Albert Labbouz Desespoir productions

Septembre 2015

A la manière du dormeur du val d’Arthur Rimbaud 1870

Cela m’est venu comme une évidence de mettre en parallèle le poème de Rimbaud et celui que j’ai créé. L’innocence, et l’horreur, la mort, l’injustice… Tout est pareil.  Volontairement, j’ai voulu l’écrire tranquillement une fois la déferlante médiatique passée.

A.L

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Au nom des pères, des fils et de Jocaste…

Il y a très longtemps, j’avais lu un livre que j’avais trouvé génial et qui imposait de se poser des questions, de réfléchir, de se recentrer sur soi afin, peut-être d’y trouver des réponses à sa relation aux autres, à ses enfants et à sa famille, voire plus généralement aux monde… Il s’intitulait : « Traité de Zen et de l’entretien des motocyclettes » Zen and the Art of Motorcycle Maintenance: An Inquiry into Values.. L’auteur un certain Robert Pirsig, dont je n’ai jamais très bien su qui il était sauf aujourd’hui après l’avoir lu sur Wikipédia. Brièvement, le livre raconte le road-movie d’un fils et de son père et de quelques amis (je ne m’en souvenais pas des amis, sauf après avoir lu sur Wikipédia), à travers les USA. Je ne résumerais pas le livre, si le coeur vous en dit lisez le ou bien regardez sur Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_du_zen_et_de_l%27entretien_des_motocyclettes,

car mon propos sur ce billet que je rédige, n’est pas de faire la critique d’un livre paru en 1974 et que j’ai adoré au début des années 80 après l’avoir lu. Je n’en révèlerai pas la fin non plus, car tout le voyage de ce père et de ce fils prend tout son sens dans les dernières pages, voire les dernières lignes du livre, si vous le lisez donc, ne lisez pas machinalement les dernières lignes… Vous comprenez pourquoi. Mais l’idée de ce livre ne m’a pas quitté tout au long des trois semaines que je viens de passer aux Etats Unis, pour y laisser mon fils y vivre sa vie, celle dont il a toujours rêvé et qu’il a choisi. Je devais avoir pas loin de son âge quand j’ai lu ce livre. Je n’étais donc pas père, mais fils. Fils comme peuvent être ou doivent être les fils avec leur père, un jour, un an, dix et souvent plus avec leur père, c’est à dire un fils en conflit, un fils en rébellion sans cause ou plutôt avec des causes qu’il s’invente, qu’il crée pour… – attention les grands mots vont être lâchés – … pour tuer et le père, pour être en conformité comme tous les garçons du monde, (enfin je crois … ) avec son Oedipe. Qui n’en a pas eu (d’Oedipe) peut se poser la question de son développement psychique. Quel est le garçon qui un jour ou l’autre n’a pas eu à incriminer son père, présent, absent ou manquant, pour des raisons qui, somme toute, n’appartenaient qu’à lui, car l’explication avec le père (quand il y en avait une et que le père était présent) se résumait de toute façon à une incompréhension absolu de la part du père sur les reproches du fils ? Et le serpent se mordait la queue, puisque le conflit s’enkystait.

Que reprochais-je à mon père, moi, en nos temps de conflit ? Si aujourd’hui je peux y mettre des mots, à l’époque je dois bien l’avouer c’était flou, sinon d’être en conflit. Je lui reprochais sans doute, de ne pas me comprendre, de ne pas me soutenir, de ne pas m’aider dans ma recherche d’espoirs artistiques, ça c’était le dit… Mais le non-dit, n’était-ce pas plutôt : je ne veux pas lui ressembler, il n’a pas réussi, il est moins cultivé que moi, aucun discours n’est possible : il a toujours raison et je ne veux pas l’admettre (les pères doivent ils toujours avoir raison ?) Il ne me prend pas au sérieux … Et en cherchant plus loin que les non-dit, n’y trouverait on pas cette pauvre Jocaste, la mère d’Œdipe ? Plus que d’avoir couché avec sa mère, n’est-ce pas la question même de la naissance qui est posée ? La naissance ! Sa propre naissance ! Pourquoi ma mère a couché avec cet homme, dans lequel je ne me reconnais pas ou plutôt dans lequel je ne veux pas me reconnaître, reconnaitre que je suis issu de lui ? Sont-ce ces questions insolubles qui poussent les fils à rejeter les pères, à créer des années de froideur pour qu’un jour à la mort du père, ils se voiten obligé de dire «  Pardon » comme à ce rabbin qui m’obligea à le dire en tenant dans ma main la main refroidie de mon père sous son linceul dans son cercueil. Moi, j’avais dit à mon psy le lendemain de l’enterrement : «  Tout n’a pas été dit… » Et mon psy m’avait répondu : «  On ne dit jamais tout. » De quoi les fils ont-ils à se faire pardonner, en fait ? De n’avoir pas été le fils souhaité, rêvé par le père, tout comme le père n’a pas été le père idéal pour le fils ? Et il ne peut y avoir de réponse si on se demande ce qu’est un fils idéal, ce qu’est un père rêvé. Ce que je sais, si on part de l’hypothèse d’une relation «  normale » entre un fils et un père, je veux dire par « normale » que le père ne soit pas maltraitant ou totalement absent ou inconnu, bref qu’il existe, – donc si on part d’une relation normale, avec un développement normal du fils, je veux dire par « développement normal », que le fils ne soit pas déficient mentalement reconnu par les normes OMS, ou atteint de malformation génétique grave… Je ne parle pas d’handicap physique, ou de malvoyance ou de surdité ; un fils handicapé, sourd ou malvoyant a surement comme tous les autres fils des conflits parentaux. Donc ce que je sais, c’est qu’à la base entre les pères et les fils s’instaurent dans un premier temps une relation d’autorité, de surmoi aurait dit Freud, qui mène à l’éducation, à l’apprentissage des premiers âges de la vie. Le père transmet ou essaie de transmettre ce qui croit être le mieux, le meilleur diront d’aucuns, pour le fils. La transmission est le premier pas vers cette relation entre le père et le fils, et cette transmission ne se fait pas sans le concours de Jocaste, la mère, qui elle aussi ajoute sa propre transmission à celle du père, et ce, tout en reconnaissant la transmission du père ce qui permet à l’enfant de percevoir la place que Jocaste donne au père au sein de ce premier triangle. S’il y a défaillance de la part de Jocaste, c’est à dire que si elle ne montre pas au fils la place qu’elle donne au père, les relations de ce triangle et particulièrement entre le père et le fils risquent d’être conflictuelles, et ne permettront pas au fils de vivre, si j’ose dire, sereinement son Œdipe quand il sera temps de le vivre et de le dépasser.

Ces considérations théoriques un peu longues de départ pour développer ce qui va suivre, sont hélas nécessaires, afin de faire comprendre mon propos. Je ne tiens pas à ce qu’on assimile ce que vous allez lire à des propos passéiste, pétainistes voire zémourien… Car je vais parler d’autorité parentale et paternelle, et de son contraire perte, bafouage de cette autorité, de respect, et de ses contraires : impertinence, insolence, arrogance, désobéissance, de reconnaissance et d’ingratitude, et tout cela pour ne parler au final que d’amour… mais ne mettons pas les bœufs sans leur charrue…

Quel est le point de rupture entre un fils et son père ? L’adolescence ? Quand un fils décide-t-il que son père ne le voit pas comme il aimerait être vu ? Car c’est de cela qu’il s’agit. Pour le fils, la vision du père qu’il a de lui ne correspond pas, plus, à ce qu’il est, ce qu’il devient. Mon avis totalement subjectif, c’est que le fils se trompe… Je me suis trompé, je peux l’affirmer aujourd’hui. Le père « normal », voit son fils grandir, voit son fils changer sur le chemin de la maturité. Là où ça achoppe, c’est quand le père veut guider le fils pour lui éviter des écueils. Le fils refuse d’être guidé, alors qu’enfant il réclamait cette guidance. Tous les conseils du père sont à mettre aux ordures, le fils veut faire comme lui a envie, comme lui le sent et le voit. Il est sur le chemin de la transgression qui parfois peut faire des ravages. Certains disent : « il faut le laisser se tromper, le laisser faire des erreurs, il faut que jeunesse se passe etc… » Mais un père a-t-il le droit de laisser son fils tomber insidieusement dans l’alcoolisme, la drogue, les conduites à risques, la délinquance sous prétexte que le fils doit expérimenter ses limites ? La Loi au sens biblique du terme, ne doit elle pas intervenir ? Le NON, l’interdiction avec discussion voire même punition ne doit elle pas intervenir ? Et comment ? Sous prétexte que son fils devient adulte, le père doit il être permissif et tolérer les errances, les erreurs de son fils ? Je dis le père, mais Jocaste que doit elle dire à sa progéniture ? Doit-elle, parce qu’elle est séduite par le regain d’amour du fils pour elle (tjs l’Œdipe), se taire et laisser faire ? Doit-elle, une fois de plus, réaffirmer, la place du père ? La place d’autorité qu’elle soit paternelle ou maternelle n’est pas une place facile à vivre quand le fils entre dans cette période de bouleversement. Mais père et mère doivent se tenir les coudes dans les bras de fer avec le fils. Chacun doit affirmer et réaffirmer, quels que soient les divergences entre la mère et le père (l’homme et la femme) la place et l’autorité à ne pas bafouer de chacun, par respect déjà et par éducation ensuite. Les parents (normaux) n’ont pas éduqué un fils pour s’entendre être traité avec vulgarité, insolence et irrespect. Le fils veut un coupable idéal. C’est à n’en point douter ce père dont il ne veut plus. Il veut être LUI (le fils) sans LUI (le père) Lui sans lui ! Mais le fils qui vit ce chamboulement a-t-il le droit parce qu’il est en colère, en révolte, en rupture de salir le père pour le tuer. A-t-il le droit de l’insulter, de le conspuer, de le railler, de l’avilir ? Il doit tuer ce père, pas l’assassiner et surtout, surtout ne pas le blesser. Il doit le faire proprement, pas salement. Ce n’est plus Abraham qui va tuer Isaac, mais Isaac qui tue Abraham. Les rôles s’inversent en toute illogisme. Et pourquoi ? Désobéir, oui, mais avec élégance. Transgresser, oui, mais avec dignité. Tuer le père ne signifie pas s’abimer soi-même. Le fils doit savoir gérer sa culpabilité présente de tuer son père, mais il doit aussi projeter sa culpabilité dans le futur pour mieux s’en débarrasser une fois les tempêtes de l’adolescence passées, car le capital culpabilité peut être lourd à trainer à la mort du père. Les insultes, les mauvais mots, les gestes dégueulasses resurgiront dans la balance et comme il sera dur pour le fils d’avancer parfois quand, dans des moments de vie difficiles, le fils aura besoin du père qui n’est plus là, car il se dira, si j’avais mieux agi parfois avec lui, je saurai quoi faire là. Il me le soufflerait dans le vent.

Dans notre société, combien de fois par jour les pères sont bafoués, reniés, déniés tués sans élégance, salement avec insolence et parfois violence ? Il suffit de regarder autour de nous, de l’incivilité la plus simple aux agressions les plus tordues, voire aux actes terroristes… Les fils, ne veulent plus de père, de LOI. Le langage a sa part de responsabilité. Les fils sous prétexte de modernité n’hésitent plus à oser l’irrespect langagier vis à vis de leurs aînés. C’est le prof qu’on insulte, c’est l’homme qu’on agresse dans le métro, c’est l’intellectuel qu’on conspue et qu’on raille, c’est le gardien du temple qu’on décapite. Mais c’est aussi l’Histoire qu’on nie, la culture qu’on dynamite. Chaque fois qu’un chêne centenaire tombe sous la hache des roseaux dénaturés, c’est un morceau de terre qui meurt. Et se débarrasser ainsi des pères c’est faire mourir l’univers.

Je sais que mes propos abscons ou symboliques peuvent interroger ceux qui lisent ce billet. Mais, mon ressenti actuel, l’âge aidant, me fait poser des questions quasi existentielles sur le vivre dans un noyau familial que l’on a voulu, que l’on a choisi et dont on espérait beaucoup sur une vie entière. Les fils s’en vont, les pères vieillissent, Jocaste pleure intérieurement sans le montrer. Sont ce des raisons pour les fils de pratiquer la politique de la terre brûlée. Détruire le passé et enterrer l’enfance en oubliant les joies et les imperfections familiales qui les faisaient tant rire, quand ils étaient petits, est-ce le bon agir ?

Je hais l’angélisme de ceux qui prétendent avec conviction que leurs parents ont été exemplaires et qu’ils ont été des fils sans animosité envers eux…  avec « comme tout le monde » ajoutent-ils  » quelques différends… c’est bien normal… » Ce sont ces différends qui font le ciment des futures relations adultes entre un fils devenu Homme et un père devenu Passé.

J’aime les images, j’aime la nostalgie, j’aime les fulgurances joyeuses du passé et aujourd’hui je sais, – mais est-ce déjà trop tard ?-, qu’il est inutile de mettre dans sa besace des fruits que l’on ne pourra pas conserver parce qu’ils sont déjà pourris. Donc, laisser les haines, les petits reproches, les incompréhensions passagères dans la poubelle jaune…

Dans « Traité de Zen et de l’entretien des motocyclettes », toute la route de ce père et de ce fils invite à une réflexion quasi permanente sur nos actes, nos paroles et leurs conséquences ainsi qu’une autre sur le ici et maintenant doublée de l’attention que nous devons porter à autrui, non seulement à ceux qui sont dans la souffrance, mais aussi à ceux qui nous aiment et dont il ne faut pas douter.

Trois chansons de Leonard Cohen ( revenir à Cohen encore…) traitent de ce thème Père/fils.

The Butcher http://www.leonardcohensite.com/songs/butcher.htm,

Story of Isaac http://www.leonardcohensite.com/songs/story_of.htm

Et lover, lover, lover  http://www.leonardcohensite.com/songs/lover.htm

Le dernier vers de The Butcher est

« it’s your world son… »

Ne me laisse pas maintenant,

Ne me laisse pas maintenant,

Je suis encore brisé

D’une chute récente

Du sang sur mon corps

Et de la glace sur mon âme,

Montre le chemin, mon fils, c’est ton monde.

(trad Céline Robitaille)

Belle transmission quand le père demande au fils de l’aider, de le conduire lui qui s’est égaré parfois.

Les deux dernières strophe de Story of Isaac sont, on ne peut plus claires :

Vous qui bâtissez les autels à présent

Pour sacrifier ces enfants

Vous ne devez plus jamais le faire.

Un projet n’est pas une vision

Et jamais vous n’avez eu de tentation

Ni par le ciel ni par l’enfer.

Vous qui êtes debout devant eux maintenant

Vos hachettes émoussées et sanglantes

Vous n’étiez pas là hier.

Lorsque je gisais sur une montagne

Et que la main de mon père était tremblante

De la beauté du verbe.

 Et si maintenant vous m’appelez frère

Pardonnez-moi si je m’enquiers

En vertu de quelle volonté ?

Quand tout cela tombera en poussière

S’il le faut je vous tuerai

Si je le peux je vous aiderai.

Quand tout cela tombera en poussière

S’il le faut je vous aiderai

Si je le peux je vous tuerai.

Et pitié pour notre uniforme

Homme de paix ou homme de guerre

Le paon fait la roue.

(trad jacques Vassal)

Non seulement les pères n’ont pas à sacrifier leurs enfants mais si l’idée de ce sacrifice passe dans la tête du père, les fils doivent respecter leur père tout en niant le geste de ce sacrifice inutile. (en gras). Quant à ce paon qui fait la roue, cela signifie sans doute qu’il n’y a rien de glorieux à tout ça à se pavaner pour ce genre de sacrifice et les conflits qu’ils engendrent.

Et enfin Lover, Lover, Lover dialogue entre un père et un fils qui s’interroge sur son histoire, sa filiation, c’est aussi une mise en abyme parfaite du conflit judéo-palestinien. Et qui somme toute résume fort bien tout mon propos, ici.

Le premier vers de lover, lover, lover est :

« I ask my father , please father change my name ».

J’ai appelé mon père,

J’ai dit « Père, change mon nom,

Celui que je porte est tout couvert

De peur, de boue, de lâchée, de honte ».

 Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

 Il dit « Je t’ai enfermé dans ce corps,

Je l’ai voulu comme une épreuve,

Tu peux l’envoyer comme une arme,

Ou pour rendre une femme heureuse ».

 Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

 Laisse moi recommencer,

Oh, s’il te plaît,

Cette fois, je veux un beau visage,

Et dans mon âme, je veux la paix.

 Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

 Il dit « Je n’ai pas lâché, tu sais,

Je n’ai pas tourné la page,

C’est toi qui a bâti le temple

Et couvert mon visage ».

Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

 Et fais que cette chanson

S’élève haut et pur d’esprit,

Qu’elle soit un bouclier pour toi,

Une arme contre l’ennemi.

 Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

Oh, lover, lover, lover, lover, lover, lover, lover, reviens vers moi.

( trad Graeme Allwright)

Je vous avais dit que cela se terminerait pas de l’amour…

Voilà, ces réflexions, suffiront elles à faire avancer le schmilblick générationnel éternel ? Je ne pense pas, vraiment pas, car cela se perpétuera jusqu’à la fin des temps. Ces questions font partie, hélas, d’un cheminement perpétuel irrémédiable.  Nous sommes impuissants à les ignorer, à passé outre, voire à les anéantir. Nous nous sommes, il me semble, tous construits ainsi, encore faut il réussir à ne ne pas se détruire.

Si les fils ne peuvent pas compter sur les pères, si les pères ne peuvent s’appuyer sur les fils où va  ton ? Que peut il advenir de nos vies futures ?

Le paon fait peut être la roue, mais les blessures et leurs cicatrices demeurent. Cependant, elles peuvent parfois devenir une fierté au point de les exhiber.

ALBERT LABBOUZ pour Désespoir Productions Août/Septembre 2015

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