la couverture originale de CharlElie

la première proposition de CharlElie et la bonne !

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ICONES…

Quand un artiste devient une icône, le discernement n’a plus sa place… et vous êtes forcément un outlaw, un hors-la-loi un banni si vous émettez la moindre critique.

Ce tweet laconique que j’ai posté l’autre jour m’est venu spontanément, suite à tout ce que je lis et entend sur Renaud, et avant lui, sur Ferrat, sur Dutronc, et je le sens venir gros comme une maison, bientôt, sur Aznavour.

L’idée d’artiste incontournable me gonfle. Dieu, et toutes celles et tous ceux qui me connaissent savent à quel point, j’aime et admire certains artistes. La liste est fournie : de Leonard Cohen à CharlElie, en passant par Dylan, Springsteen, Brassens, Ferré, Souchon, Eicher … et des tas d’autres … Mais à aucun moment, malgré le très grand respect et l’incommensurable admiration que j’aie pour certains d’entre eux, à aucun moment, je ne m’en suis fait des icônes intouchables, non critiquables comme si la moindre de leur production eut été de l’or ou du pain béni, et que quoiqu’ils fassent, quoiqu’ils disent leur actes et leurs mots soient gestes sacrés ou paroles d’évangiles. Même ma référence ultime Leonard Cohen peut avoir droit à des critiques de ma part, certaines chansons, ou poèmes sont légers voire pas terribles du tout. Je n’aime pas par exemple une chanson comme Jazz Police, et ne suis pas convaincu que l’album Deart Heather soit le meilleur de sa carrière. Je suis aussi très circonspect sur sa tournée à rallonge pour renflouer les caisses de son manager actuel. Son retour m’avait ravi, enchanté et les premiers concerts étaient d’une émotion non dissimulable autant pour lui que pour son public. Quant à sa vie en dehors des concerts, je la connais un peu et je sais que dans le passé, il le sous entend parfois lui-même, il n’a pas été très « correct » vis à vis de ses femmes ou de ses enfants … Pour chaque artiste que j’aime, je pourrais en dire autant, tant sur le volet artistique que sur le volet personnel. J’ai même écrit, certains le savent, un livre là dessus : Rencontres étoilées dont le fond, en fait, était pour dire que la notoriété abîme, que les artistes ne sont que des humains fêlés pour la plupart, c’est à dire avec une fêlure (même si elle est bien dissimulée), et que seules les éclaboussures de leurs œuvres nous apaisent.

ALORS…

Quand je vois les hommages à tire-larigot sur Renaud à l’heure actuelle, je suis passablement énervé. Certes, j’aime beaucoup ses chansons et certaines sont des bijoux, mais, enfin quoi, sachons raison gardée, pas mal sont des déchets aussi, écrites comme qui dirait à la sauvette … Chansons faciles, chansons parfois même limite débiles, voire très démago pour certaines et bourrée de contradictions pour d’autres. «  Société tu m’auras pas… » Mon œil ! Elle l’a bien eue, et il n’a pas craché dans le petit jaune pour se laisser avoir. Attention, mon écriture n’a pas pour but de démonter Renaud. Je reconnais son mal être, ses fêlures et je sais quels ont été les moteurs de ses créations. Je sais aussi que dans les années 70/80 il a aidé pas mal de jeunes à se trouver un idéal de révolté, voire politique. Moi, (attention je vais parler comme un vieux …) – c’était Brassens et Ferré… Mais, loin de moi pour trouver des excuses à l’alcoolisme de Renaud, comme je ne peux pas trouver des excuses aux tueurs et gangsters repentis parce qu’ils ont écrit un livre en prison. Quand j’ai entendu Olivia Ruiz dire qu’elle aurait rêvé avoir un père comme lui, je frémis. Un père alcoolique ? Demandez à tous les enfants qui ont en un, s’ils sont heureux. Demandez à tous les adultes qui en ont eu un, s’ils n’auraient pas préféré que leur père ne le soit pas, ou pour nuancer, un peu moins…

Pour élever un peu le propos, réfléchissons un peu à l’idée d’icône. On n’est pas loin de la religiosité, du mystique, de la sainteté. On peut brûler un cierge pour une icône, lui demander de changer nos vies, de la rendre meilleure.  On se prosterne devant une icône. On peut aussi prier tous les soirs devant son image avant de s’endormir. On peut  se battre pour elle, voire tuer pour elle et pourquoi pas créer une religion, une secte. Oui… Je vais trop loin… Je sais… Mais réfléchissons bien dans l’époque dans laquelle nous vivons à ces êtres qui parce qu’ils vénèrent une icône, un saint, un Dieu sont hors la vie, hors la réalité. Ils vont jusqu’à se cloner pour lui ressembler. Ils se dépersonnalisent, assujettissent ceux qui n’aiment pas comme eux leur idole. Certains tombent en déprime ou se suicident quand leur icône disparait. Oui… je sais… je vais encore trop loin.Mais pas tant que ça, non?

Tout ça pour dire quoi ?

Pour dire que l’admiration, que l’apport intellectuel, culturel que peut nous apporter un artiste ne mérite pas qu’on le déifie. Comme le disait François Béranger : « ils pissent et chient comme tous les autres… » Humains avant tout ! Et aucun humain ne peut se permettre d’aveugler de son aura d’autres humains.

Ce qui fait la force d’un humain, un vrai c’est qu’il est génial de par son existence, mais qu’il est aussi critiquable dans ces actes, dans ses mots, dans ses contradictions. Et, en ça, tout unique qu’il soit, s’il est artiste, il est aussi votre semblable, proche de vous, proche de toi qui est tout aussi unique que lui, même si vous, même si tu n’es pas artiste ou créateur.

Copyright Albert Labbouz pour Desespoir Productions. Mai 2015

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Participes Presents.

Dans ces temps troubles et troublés, je ne peux résister à copier ici les paroles d’une chanson de François Béranger de 1978. Pour replacer dans le contexte, Béranger s’étonnait de voir des mecs à ses concerts le traiter de démago ou de vendu ou de récupéré par tel ou tel parti. Maitre François s’étonnat aussi que d’autres attendaient de lui qu’il soit le leader sauveur de la politique foireuse de l’époque, parce qu il avait écrit magouille blues ou Manifeste. Il mettait les choses au point dans cette chanson  » Participes présent ».

Lisez là attentivement. Rien n’a vieilli. Tout est là, comme prophétique. Remplacez Chili, par Syrie. Pinochet par Bachar El Assad ou n’importe quel dirigeant dictateur de notre pauvre siècle sur notre malheureuse planète du XXI e siècle.

lisez aussi attentivement le couplet sur les critiques et sur la poésie.

Whah’s new pussy cat ?

Il serait grand temps, sans nostalgie aucune de réécouter François Béranger et ces artistes qui nous faisaient penser et agir sur le monde, sur nos vies sans céder aux sirènes médiatiques et  autres « pipolisation » de merde qui font chanter Ferrat par exemple à des mecs comme Julien Doré, Grégoire ou Natasha St Pier. Tant qu’il y’a du fric à se  faire… tout est bon… non ?  lisez cet article de Michel Kemper http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2015/02/01/reprises-de-ferrat-tant-quil-y-aura-du-fric-a-se-faire/

et voici la copie de la chanson de  François Béranger…

Participes présents
Je participe au présent
Recevant en pleine gueule
Comme des coups de poing des mots blessants
Le plus marrant c’est que ces mots
Viennent de mecs aussi crédibles
Que ceux qui gueulent au premier rang
« Pinochet, con, salaud, truand ! »
Assis sur leur cul et fumant
Des joints à prix exorbitant

Participes présents
Je participe au présent
J’entends « Chili, Chili, Chili ! »
On crie Chili, je vois des chilomes
Je m’ dis y a quèque chose qu’est pas clair
Chili va pas avec chilome
Jusqu’où ira-t-on s’enfonçant
Dans l’absurdité des slogans
Derrière les slogans le néant
Les modes passent avec le temps

Participes présents
Je participe au présent
Chili s’en va dans les mémoires
Souffrances lointaines passant de mode
Cependant que les réfugiés
De là-bas aux gueules tragiques
S’enfoncent en grinçant des dents
Dans notre pays si accueillant
Vous savez bien, la terre d’asile
Des réprouvés de tous les temps

Participes présents
Je participe au présent
Me tenant là debout chantant
Du plus qu’ je peux avec mes tripes
Du plus qu’ je peux sincèrement
Me tenant là et regardant
Les purs et durs du premier rang
Les purs et durs qui n’ sont souvent
Qu’ des troubles et mous dissimulant
Tous leurs problèmes en les niant

Participes présents
Je participe au présent
Disant « Purs et durs, troubles et mous
Cessez de larguer sur les autres
Vos propres malaises angoissants »
Car, savez-vous, c’est étonnant
Ils pissent et chient comme les autres
Et disent que non, c’est un miracle
Non, ce n’est pas du tout-venant
La Nouvelle Race des Élus

Participes présents
Je participe au présent
Disant avec mes quarante ans
Mes quarante années de jeunesse
« Jeunesse, fais gaffe à tes arrières
Demain, les vieilles moules cosmiques
Venues des contrées de l’angoisse
Viendront te pincer dans tes jeans »
Pure dureté, dure pureté
Fondront comme une glace dans l’ métro

Participes présents
Je participe au présent
Revendiquant plus que jamais
Même me gourant, même déconnant
Le droit de dire ce que j’ ressens
Car je ne suis pas une image
Ni un gourou ni un slogan
Je ne suis pas votre alibi
Tarzan, Zorro ou Jésus-Christ
Je suis qu’un simple con chantant

Participes présents
Je participe au présent
Déchiffrant en me bidonnant
La prose poisseuse des critiques
La diarrhée des maîtres à penser
Sur les artistes, l’art et le monde
Pauvres débiles dont la tête
N’est souvent que vieille machine
À coller sur chacun de nous
Une étiquette indélébile

Participes présents
Je participe au présent
Voyant avec effarement
Qu’on croit encore dur comme fer
Qu’un poète c’est très différent
D’un prolo qui va au charbon
Alors que si poète il y a
C’est dans les combats qu’il se trouve
Dans le combat des p’tits matins
Dans les lendemains qui déchantent. Francois Béranger 1978

Méditez… Pensez… Agissez…

Copyright Albert Labbouz avril 2015 pour desespoir Productions.

 

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OMBRES DANS LA NUIT. ( Est-ce cela vieillir, mister Dylan ? )

Non… je ne pouvais pas ne rien écrire là-dessus. Si on suit un peu mes articles sur ce blog, on se sera aperçu de l’importance que j’attache au temps qui passe, aux choses qui se transforment ou disparaissent, ou virent de bord. Certes l’inexorabilité de la machine temps démontre avec force que rien ne peut être comme avant et parfois tant mieux, et comme dit ma mère:  » on ne peut pas être et avoir été »… La nostalgie n’a rien à voir là dedans, bien sûr. On peut aimer ce qu’on a aimé autrefois et constater qu’aujourd’hui ce n’est plus pareil. J’aime toujours autant Leonard Cohen même si je constate que sa voix a changé, que sa révolte poétique des années 70 s’est muée en sagesse bouddhiste et fatalisme optimiste dans nos années 2000. J’ai cheminé avec lui, comme je chemine avec Springsteen ou Couture. Les autres comme Béranger ou Brassens ou Lou Reed ont rejoint les vraies étoiles pour une éternité méritée et leurs chants sont à jamais figés dans ces époque de notre jeunesse éloignée. Figés mais continuellement présents. Néanmoins, tous ces quelque peu modèles ou en tous cas influences sont restés tels qu’en eux mêmes, et je n’ai pas l’impression qu’ils aient eu recours à une quelconque chirurgie esthétiquement mentale pour rester eux même. Bref, il me semble, mais je peux me tromper, qu’ils ont su garder leur âme et qu’on les écoute en 1970 ou en 2000, si l’âge de leur artères est ce qu’elle est, en tout cas, ils sont bien source d’évocation de ce que nous sommes et sommes restés. Vous suivez ? Et puis voilà, fidèle à mes goûts et fors de ce que j’ai essayé d’expliquer plus haut, j’ai tout naturellement acheté le dernier BOB DYLAN:  » Shadows in the night. » Comme d’hab, sans me demander si c’était autre chose que du Dylan, que j’achetais et que j’allais écouter. Et même si je connais un tant soit peu le bonhomme et ses lubies, ses provocations musicales ( l’album Saved, l’album slow train is coming pour sa pseudo conversion au christianisme, et même l’inaudible et j’ose l’écrire  » l’inécoutable  » Dylan sings Christmas)…ou sa façon de massacrer en concert ses propres standards, renouvelant sans cesse son interprétation, l’instrumentation, voire même les mélodies, je m’en fous, je  me dis que DYLAN is DYLAN et tant pis pour Donovan. Je sais le bonhomme capricieux, secret, éternellement  » on the road » ( son show s’appelle le Never ending Tour, c’est dire). C’est Dylan revenu de la mort qui a failli crever maintes fois par delà, les drogues, les accidents de motos, les ruptures sentimentales, les producteurs qui tentent d’autres réalisations de ces albums; bref c’est Bob Dylan quoi, certes plus Robert Zimmermann de Greenwich Village ou Zimmy de Blonde on Blonde, ni même Bobby de Budokan. Dylan a vieilli, mais reste tel qu’en lui même. Certes dans  les concerts on adorerait retrouver son phrasé nasillard, son harmonica au tour du cou et sa guitare acoustique pour un bon  » Blowin’ in the wind« , mais bon, on accepte d’à peine retrouver la mélodie et on accepte même qu’il joue dans la pénombre et au piano électrique. Mais là, voilà  » Shadows in the night« , et patatras, le bonhomme par je ne sais quel lubie a décidé de nous chanter des standards du répertoire crooner de Franck Sinatra ! Je dis bien chanter, de sa voix éraillée! Il en mourrait d’envie depuis des années paraitrait-il… Je pense que les puristes du Folk Song lors du Festival de Newport, le temple de la Folk Music, le 24 JUILLET 1965, quand  Dylan était arrivé sur scène avec une guitare électrique, avec le Paul Butterfield Blues Band en éructant « Ain’t got no work in maggie’s farm no more« ont du éviter la crise cardiaque tant ils avaient le sentiment d’une pure trahison. Ben moi, je ne suis pas passé loin de ça. Je me suis dit que cela ne pouvait pas être une ultime provocation, une sale blague, non, il aurait été plus violent que ça, en s’essayant au rap ou à la musique dodécaphonique pour chanter Like a rolling stone, mais il aurait été DYLAN: THE REEL DYLAN ! Imaginez, je ne sais pas, Bruce Springsteen chantant du Céline Dion ou Bertrand Cantat s’essayant au répertoire de Julio Iglesias ou Mick Jagger reprenant Dean Martin, avec sérieux. Que diriez vous ? Moi, je me suis demandé, ce qu’on avait versé dans le whisky de Bob ou si on ne lui avait pas fait prendre trop de Zolpiderm avant sa camomille du soir dans sa maison de retraite. Et je me suis demandé, je n’aurai jamais la réponse, s’il ne se foutait pas de notre gueule, un peu tout même. Cela ressemble, pour moi, à un suicide. Je suffoque presque quand je l’entends chanter les feuilles mortes  » Autumn leaves… » J’ai l’impression d’être dans un épisode de la 4 eme dimension. Qu’est ce qu’ils lui ont fait ? Est ce cela vieillir ? Mort le Dylan que vous avez suivi, écouté, aimé et défendu depuis 1960. Sénile l’apôtre de la contre-culture ?  ça m’a fait le même effet  que lorsque j’avais appris que Mikis Theodorakis s’était affilié à un parti d’extrême droite en grec. Naturellement, je me suis précipité pour lire les critiques des spécialistes Dylaniens, convaincus qu’ils ne seraient pas loin de mon propos … Ben… non…les voilà qui criaient au génie: « Dylan rechantait… enfin… Dylan reprend avec élégance Frank Sinatra, Magistral… etc… » Et ils parlent de sérénité… De vieillesse pourrie, OUI !  Et puis j’ai appris que Dylan avait décidé que ce serait son dernier album studio. OUI, le dernier Dylan pour de bon !  Je me suis  d’abord posé la question de savoir si j’allais le mettre dans mon Ipod ? Ensuite, je  n’avais plus qu’à pleurer le cul par terre toutes les larmes de mon corps, car c’est décidément pas beau de vieillir et de finir comme ça. Nous nous étions pourtant tant aimés… Ombres dans la nuit ? Oui… certainement, l’ombre de lui-même et quelque part de nous mêmes … Allez une verveine et au lit !

Copyright ALBERT LABBOUZ pour desespoir productions Février 2015

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A LA TRACE, JE SUIS CHARLIE… ( une stèle)

Il m’aura fallu presqu’une semaine pour que je puisse avoir le Charlie Hebdo d’après… J’ai halluciné de voir qu’il n’y avait pas que pour Apple qu’on pouvait dormir dans sa voiture pour être le premier à avoir ce numéro. Ça m’a fait rire. J’ai encore ri quand j’ai vu les files d’attente devant les kiosques. Charlie-Hebdo mieux que pour avoir des places pour les Rolling Stones au Stade de France ! Etre au premier rang de ceux qui ont eu mal et qui veulent retrouver les fantômes de leur jeunesse. Vous savez ? Quand les parents voyaient d’un sale œil la lecture de ce papier qui à l’origine était bête et méchant. Tu te souviens Cavanna ? Tu te souviens Reiser ? Tu te souviens Choron ? Tu te souviens Gébé ? Tu te souviens de l’An 01 ? Tu te souviens qu’acheter ce canard c’était être dans la marge, c’était se démarquer des sociétés, des flics, des cons surtout… et qu’acheter ce canard c’était surtout afficher sa colère en riant en se disant que les cons c’est les autres dans leur enfer quotidien, politique, religieux.

Il n’a pas été une journée depuis le 7 janvier où je n’ai pas pleuré. Parfois en cachette, parfois en famille, parfois dans la foule… Pas une journée où je n’ai pas repensé à mes années 70 et à ceux qui, sans que je le sache, m’avaient forgé des convictions, une liberté et un humour salvateur. Ferré se demandait qui saurait réparer l’âme des amants tristes… Et je me demandais qui saurait réparer cette douleur, d’avoir perdu Charlie-Hebdo et du même coup un pan entier de ma jeunesse. Ferré, encore lui disait : «  Au fond t’es un journal, on te prend, on te lit, on te froisse, on te jette. » Et c’est ce que nous faisions avec notre Charlie-hebdo quand on l’achetait… enfin non… pas vraiment… On le mettait longtemps dans les chiottes pour pouvoir le relire en riant assis sur son trône où sont tous les rois des cons. Et puis du chiotte, il passait au grenier, à la cave ou il devenait collection. Et les années ont passé comme ça… Choron est parti, Cavanna aussi… et on l’a laissé ronronner Charlie-hebdo, ronronner et s’asphyxier sans même lui tendre la main. Certes, on souriait encore quand les cons religieux ne comprenant rien à rien lançaient des fatwa pour de vrai, mais bon… on compatissait sans trop rien dire… non plus, et il continuait à s’asphyxiait Charlie… les cons de droite, jouaient même les consensuels pour ne pas jeter de l’huile sur le feu, manier les choux et les chèvres. C’est qu’on l’aurait laissé mourir pour de bon notre Charlie, s’éteindre comme les dinosaures !!! En vieillissant, on n’était pas devenu un peu cons nous aussi ? Mourir la belle affaire, comme disait Brel, mais Vieillir… Alors, il a fallu que Charlie-Hebdo meurt pour de vrai, et d’une manière dégueulasse pour que ça nous réveille. Pour qu’il puisse renaitre de son sang. Les connards de complotistes n’ont-ils jamais pensé qu’ils l’avaient fait exprès pour relancer leur canard ? Zemmour serait même capable de démontrer dans son verbiage que ce n’était ni plus ni moins qu’un suicide français et programmé. Oui, il a fallu qu’il soit kalaché Charlie-Hebdo pour qu’ils, les cons et les autres, ceux qui ne savaient même pas à quoi il servait Charlie-Hebdo, s’aperçoivent combien il nous aidait à respirer Charlie, combien, lui, nous empêchait de nous asphyxier. Il nous faisait du bouche à bouche Charlie-Hebdo…

J’ai enfin eu le numéro d’après. Etait-ce nécessaire que je le lise ? J’avais la tombe avec moi, l’urne, la stèle des héros de ma jeunesse. J’avais entre les mains, le lendemain, et je me disais combien ça allait être dur maintenant d’être dans la marge … Mais je savais que même si j’activais l’appli nostalgie et regrets éternels, ce serait désormais très dur de respirer sans le bouche à bouche de Charlie. Mais bon… je pense qu’on peut y arriver. Comment c’était déjà la chanson des mecs qui prenait le maquis ? ami si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place… Ouais c’est ça… et comment il disait Vian dans l’original du déserteur ? Si vous me poursuivez prévenez vos gendarmes que je possède une arme et que je sais tirer… Là c’est pire, l’arme, c’est un crayon et je pense que c’est pas ce qui manque des mecs avec des crayons… non ? Soit pour écrire, soit pour dessiner… Et surtout visez le coeur pour l’émotion et les tripes pour se marrer …

 

Copyright ALBERT LABBOUZ… désespoir productions… Janvier 2015

 

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IL FAUT QUE TU LEUR DISES MOHAMED…

Il faut que tu leur dises Mohamed que Tuer n’est pas t’aimer

Il faut que tu leur apprennes Mohamed que Rire n’est pas t’offenser

Il faut que tu leur expliques Mohamed que vouloir régner n’est pas partager

Il faut que tu leur redises Mohamed de mieux lire que ce que tu leur as écrit

Il faut que tu insistes Mohamed pour leur répéter que le progrès n’est pas un péché

que le savoir est une délivrance

que l’égalité est une espérance

que l’amour des hommes et des femmes c’est pareil

Et que la Mort n’est pas une victoire.

Il faut leur inculquer Mohamed qu’ils t’offensent, qu’ils offensent et même anéantissent leurs semblables, leurs frères, leurs soeurs et leur famille quand ils massacrent en Ton Nom.

Dis leur Mohamed ! Il faut que tu leur dises.

Copyright Albert Labbouz pour désespoir productions.  7 Janvier 2015

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Houellebecq…antici-passion ?

J’avoue… Je n’ai pas encore lu le dernier livre de Michel Houellebecq: soumission. Mais comme on dit, j’en ai déjà beaucoup entendu parlé. Ah… sacrées médias…

A priori, j’aime Houellebecq, j’aime depuis la claque littéraire qu’avaient été pour moi les particules élémentaires et extension du domaine de la lutte. J’aime Houellebecq comme j’aime Patrick Modiano depuis très longtemps, bien, bien avant sont nobel tout comme j’ai aimé et aime encore Boris Vian, Charles Bukowski ou John Fante ou Philippe Djian … De Houellebecq, j’ai tout lu, y compris les poèmes et les chansons. Je me suis fait une idée du personnage qu’il s’est créé et des mystères dont il s’est entouré: date de naissance, vie amoureuse et familiale, biographie avec beaucoup de zones d’ombre. Houellebecq joue avec son image comme d’autres écrivains le font ( je dis bien écrivains …): Nothomb, Bernard Henry Lévy avec qui il a co-signé un livre épistolaire,  entre autres pour les vivants et Romain Gary, Ernest Hemingway pour les décédés, entre autres aussi. Houellebecq est un provocateur et nul ne peut douter de cela. Jadis, dans les années 70, on adorait les provocateurs, de Coluche à Choron, de Edern Hallier à Gainsbourg, j’en passe et j’en oublie. Aujourd’hui, on les fustige et on crie au politiquement incorrect. On en oublie l’humour et le 2 ou 3 eme degré. C’est pourtant la clé de voûte de l’incorrection et de la provocation.

J’ ai donc entendu parlé de Soumission et je suis très attentivement la polémique autour du sujet qu’il traite. Je me ferai une opinion et je ne manquerai pas, moi qui ne suis pas critique littéraire, ni bien pensant, ni politique de venir en rendre compte sur ce blog, en toute impartialité, même si, je le répète: j’aime Michel Houellebecq l’auteur et le romancier. D’emblée, à l’écoute de ce que j’ai pu entendre par ci par là, Soumission me parait être un roman d’anticipation, voire de science fiction. Reprocherait-on à Pierre Boulle d’avoir imaginé une planète dominée par des singes ( la planète des singes) ou Clidfford Simak une autre planète ou les chiens remplaceraient les humains ( demain les chiens) ou même à Georges Orwell d’avoir imaginé la terre envahie par des envahisseurs. ( la guerre des mondes). Rappelons nous aussi le village des Damnés adapté d’un livre de John Widham où les envahisseurs sont des enfants tout à fait angéliques et je passe bien entendu sur les Oiseaux d’Hitchcock, adapté de la nouvelle de Daphné Du Maurier. Le propre du récit d’anticipation est de nous faire réfléchir tout en nous laissant supposer que cela n’est pas possible, et que la raison  sage et humaine triomphe des envahisseurs néfastes. Jusqu’à présent, et l’histoire nous le démontre, nous sommes venus à bout de toute forme de totalitarisme, de dictature ou de soumission justement. Mais, nous sommes des lecteurs et nous sommes naïfs. Les singes, les chiens ou les envahisseurs dans les romans que je cite sont forcément montrés comme mauvais et dangereux, MAIS, nous savons que ce n’est pas une généralité: Singes, Chiens, Oiseaux, Envahisseurs, robots, et enfants sont aussi des êtres avec qui nous vivons en bonne intelligence, et même avec amour souvent et qu’ils sont nos semblables. Alors, pas d’amalgame, pour dire que Houellebecq fait une généralité de l’islam et des musulmans, et qu’il faille le ranger aux côté d’un  Zemmour ou d’un Dieudonné. Houellebecq s’amuse à nous irriter, à nous titiller, en nous offrant sa gueule ironique de « faux dépravé maladif ». Messieurs-dames c’est de la fiction… voire de la science fiction… Ce n’est pas vrai. Ce ne sera sans doute jamais vrai, et si un président français d’une autre religion accédait un jour au pouvoir, il serait ( ah voilà le conditionnel! ), j’en suis sûr, dans une configuration proche de celle qu’a connu L’Amérique avec l’élection d’Obama, premier président noir des Etats Unis. J’ose hasarder une hypothèse sur la terreur et polémique qu’ engendre, une fois de plus, un livre de Houellebecq (rappelons nous les autres polémiques retombées comme des soufflés: mysoginie: particules élémentaires, tourisme sexuel: plateforme, secte rahélienne: la possibilité d’une île…) Cette hypothèse est à mon sens, très simple: l’anticipation décrite par Houellebecq dans Soumission est située dans moins de 2 quinquennats, en 2020. Il en aurait été tout autre, s’il avait projeté son ouvrage beaucoup plus loin dans le temps, quand nous tous, lui y compris auraient disparu? Et puis, on aime détester Houellebecq, c’est politiquement correct et je ne suis pas sûr qu’il déteste se faire détester, ça va avec le personnage. Je suis également conscient du coup médiatique que représente la polémique, mais entre acheter un livre de Zemmour ou de Madame Trierweiller pour me faire une idée, mon choix est fait… Et vous voyez, je ne tape pas, sur ma marotte Marc Lévy. Au moins, lui, il invente et personne ne lui dit rien: vous y avez cru vous, à cette histoire de fantôme amoureux ? ( si c’était vrai.). Ben, Houellebecqu aussi il invente, mais pas de la même manière et surtout pas avec le même style !!! En Littérature, peu d’auteurs ont réussi à faire évoluer les sujets et le style en bousculant les consciences. Vous pouvez m’en citer combien depuis Victor Hugo et Emile Zola ?

Copyright Albert Labbouz pour desespoir productions. Janvier 2015

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RIEN À VOIR AVEC LA CHANCE…

Devenir un artiste n’a rien à voir avec la chance; mais avec le désir et du travail…

Je suis entrain de lire LIFE, la biographie de Kheith Richards, le guitariste leader des Rolling Stones. Les quatre premiers chapitres sur son enfance et le début de son adolescence passées à Dartford près de Londres sont passionnants. Ils me confortent (dois je le répéter encore ?) qu’on ne devient pas un artiste par chance pour un hasard heureux ou/et malheureux.

Fils unique d’une famille pauvre et pas très unie, Keith dans les années 50 ne rêve pas. Son grand père Gus gratouille une vieille guitare. Lui, Il aime le blues de Chicago. Il aime des bluesmen comme Muddy Waters, Howling Wolf, Lighting Hopkins, Buddy Guy,.. En fait il aime le son que ces musiciens produisent. Il entend un jour Heartbreak hotel sur la radio qui grésille et qui capte mal Radio Luxembourg. Dès lors il n’a de cesse que de vouloir en grandissant jouer aussi bien que tous ceux qu’il admire, et dont il traque les sons sur des radio minimalistes. Juste reproduire quasiment à l’identique, rien de de plus. Il ne sait pas jouer de guitare et l’approche de la musique ne se fait qu’au travers des quelques accords que lui apprend son grand père Gus, et particulièrement par le morceau « Malaguena »… Mais il va pouvoir s’acheter une guitare bon marché à cordes nylon. Il ne cherche pas à devenir un artiste, juste égaler ses maitres à jouer… et ils sont nombreux, Chuck Berry arrivant en tête de liste. Il se forge une véritable palette de maitres en essayant de comprendre comment ils font pour sortir de tels sons de leurs instruments et de toucher l’âme de de celui qu’il écoute. Faire pareil c’est tout… C’est tout ce qu’il veut.

Et ceci est fondamental pour moi aussi. On ne peut pas écrire, composer, peindre, sculpter, danser, sinon n’a pas des références, des maîtres que l’on veut égaler. imiter, copier est la base, je pense. Reproduire à l’identique est le B.A-BA. On ne se balance pas poète, écrivain, sculpteur, peintre, cinéaste, comédien, musicien…, si on en a pas le désir d’abord, et si ensuite en n’essaie pas à force de travail, d’acharnement répétitifs de reproduire ceux qu’on aime au point de s’y confondre un jour et de se superposer et pourquoi pas, de les égaler… Keith Richards n’a pas cherché à être ou devenir  une vedette de la guitare électrique.. Au début, il voulait juste jouer comme ceux qu’il admirait, être leur égal techniquement.

De nos jours, de notre siècle, le moindre mec qui monte sur scène se prend très vite pour un show man, un comédien. Le moindre gugusse qui couche quelques malheureuses lignes sur une feuille blanche avec des jeux de sonorités lexicales, se balance rappeur ou slameur, juste parce qu’il fait sonner deux ou trois mots côte à côte, et ressasse des thèmes éculés sur la révolte, l’amour ou le mal de vivre, le destin … Une caméra vidéo numérique et voilà que certains s’imaginent cinéastes ou vidéastes. Trois griffes de pinceaux sur une toile et d’autres sont Kandinsky ou Picasso. Pour peu qu’un faiseur de fric se balance producteur et voilà nos artistes nés comme des champignons sur du fumier, comme des paramécies sur des eaux stagnantes; penser qu’ils confinent au génie parce que les voilà éclairés par des projecteurs de pognon devant un public qu’on a matraqué à coups de pubs et d’attaché(e)s de presse. Mais, derrière ces pseudos artistes, un talent vaseux, aucun génie ou alors quelques flash fugaces par ci, par là.

Tous les grands artistes sont les héritiers, les descendants d’artistes eux mêmes descendants d’autres artistes, qui se sont damnés pour vivre de leur art en bossant, en écumant leur vie au point de la perdre parfois. Tous s’étaient réclamés avec raison de maîtres qui leur avaient ouvert la voie, la voix, qui leur avaient tenu la plume ou le pinceau…

Croyez vous que Modigliani ait été Modigliani sans se référer à Toulouse-Lautrec ou Paul Cézanne ? Bukowski sans Dosteiëvski de qui il se réclamait ? Scorsese sans Cassavetes ? Elvis  sans les chants d’esclaves vendus par des Négriers ? Les Beatles sans Elvis ? Renaud, Souchon, Cabrel, Le Forestier, sans Brassens. Brassens lui-même, sans François Villon, Jean Richepin et les classiques? François Béranger sans Félix Leclerc? Bob Dylan sans Woody Guthrie ? La Fontaine sans Esope ? Molière sans le théâtre Grec ? Ferré sans Baudelaire, Aragon, Villon ? Leonard Cohen sans Irving Layton ou Garcia Lorca ?  La liste est interminable, non exhaustive. À chaque créateur artistique peut être associé, celui ou celle qui l’a influencé et qu’il a essayé, non de plagier, mais de se rapprocher au plus près. On ne compte pas le nombre d’écrivains ayant voulu écrire comme ce salaud génial de Céline ?  À chaque artiste dans sa spécialité, il y a des maîtres, des précurseurs et le désir d’être au même niveau à force d’acharnement, de travail. 

Les artistes nés d’un génération spontanée due à une époque, un concours de circonstances, un coup à faire n’ont aucune consistance sinon celle que le fric dépensé par leur(s) producteur(s)  (trice), et qui leur donne l’illusion d’être dans la cour des grands ou légal des monstres de l’Art. A fortiori quand, prématurément une récompense, une médaille un trophée vient de sûrcroit les conforter dans cette grande illusion. Souvent, très souvent, les plus grands passés à la postérité n’ont jamais ni été récompensés, ni décorés, ni adoubés. Certains ont refusé ces honneurs; Sartre reste le plus célèbre avec son refus du Prix Nobel de littérature.

Nombre de Jazzmens ont cherché toute leur vie la « Note bleue », comme les chevaliers de la table ronde ont cherché le Saint Graal. Il en va de même de celui qui se dit artiste: atteindre le Nirvana de la création est un chemin fait d’humilité, de labeur et de détachement du matériel qui va du fric au confort matérialiste. il en va d’abord de leur survie. Sans Création, ils meurent.

Dans ma pseudo démonstration sans prétention, certes je pense à des « artistes » entre guillemets, reconnus, adulés et installés dans leur notoriété. Des artistes de tous genres: musique, théâtre, cinéma, écrivains, poètes, (rappeurs, slameurs), peintres… Ma tête de turc la plus connue est naturellement Marc Lévy dont je ne rate jamais une occasion de moucher.Je ne citerai pas les autres. Mais beaucoup dans tous les domaines, me hérissent le poil et je ne suis pas loin de sentir quelque chose de l’ordre de l’injustice pour tous ceux et celles qui bossent et bossent encore pour frôler la note bleue, la phrase divine, l’émotion suprême.

Je sais qu’on me classe parfois dans le clan des aigris… mais, je n’ai jamais eu la prétention de savoir composer ou écrire ( essais, nouvelles, théâtre, chansons, articles, romans…) J’ai voulu juste, moi aussi, à un moment ou à un autre côtoyer par leur style tout en essayant d’avoir le mien, ceux et celles qui m’ont fait écrire ou chanter; les approcher par mon travail pour juste à mon niveau, transmettre un ressenti, une émotion, une tranche de vie. Et j’ai toujours été chapeau bas, envers ceux qui m’ont aidé sur ce chemin. Brassens, Cohen, Fante, Bukowski, Modiano, Djian ( 1ere période) Ferré, Cartier-Bresson, Diane Airbus, Marc Pataut, CharlElie Couture, Philip Roth, Paul Auster (1 ere période), Lacan, Freud, Springsteen, Dylan, Woody Guthrie, Romain Gary, Pete Seeger, Molière, Peter Brook, Philippe Léotard, Higelin, Moustaki, Béranger. Je les cite comme ça me vient, sans mettre une quelconque hiérarchie dans leur travail ou leur influence.

Que serais je sans eux à la rencontre de qui je suis allé et qui d’une certaine manière sont venus à moi ? Sans doute rien de plus que maintenant, car je ne suis pas connu du plus grand nombre, mais je sais aussi et vous ne le savez pas, que même si je ne suis rien littérairement parlant ou musicalement chantant, ils m’ont permis d’avancer sur le chemin de la création et je suis heureux de ne pas me regarder dans un miroir aux alouettes éclairé par des faiseurs de fric manipulateurs. Je sais aussi que grâce à eux, certains de mes écrits ( roman, nouvelles, chansons, théâtre…) ont touché à un moment de leur vie, certain(e)s inconnu(e)s qui ont osé tourner le dos, un instant aux marchands, aux marketteurs, à l’illusion médiatique pour prendre le risque de découvrir quelques unes de mes phrases, de mes douleurs ou joies dispensées par un stylo, une machine à écrire, une guitare, un appareil photo, un ordinateur…

Que ce public dans l’ombre, s’il tombe sur ces malheureuses lignes venues de mes tripes, de mon trip et bien sûr des mes réflexions et de mon travail soit salué, remercié et béni.

COPYRIGHT Albert Labbouz pour desespoir productions. Août 2014

 

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