la couverture originale de CharlElie

la première proposition de CharlElie et la bonne !

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Il aurait mieux fallu

Une fois n’est pas coutume… voici mon dernier poème qui sera surement un slam musical écrit le premier jour de cette nouvelle année… j’espère qu’il ne choquera personne. Ce n’est pas  le but recherché. Juste écrire pour ne pas mourir comme le chante Anne Sylvestre. Allez je vous donne les références et les clins d oeil de ce texte:

Joan of Arc: Leonard cohen

Jeanne D’Arc:Luc Besson

La reine Margot:Patrice Chereau

Napoleon: D’Abel Gance

Capitaine Conan: Bertrand Tavernier

Requiem pour !un massacre Ouradour sur Glane

Hiroshima mon amour: Alain Resnais

la liste de Schindler : Steven Spielberg

The impossible sur le tsunami de 2004

Manhattan Kaboul :Renaud

A mighty heart avec Angelina Jolie

actualités diverses sur les attentats du 13 Novembre 2015

La rouille: Maxime Le Forestier

………

Il aurait mieux valu

Il aurait mieux valu que je sois avec Jeanne d’Arc  sur le bûcher

Le jour où elle m’a fait trébucher

Assassiné le jour de la Saint Barthelemy

Abandonnant ses enfants, sa famille, ses amis

Décapité en place de grêve après la révolution

Avant qu’elle n’échafaude ma funèbre oraison

À Verdun dans une tranchée entassés

Quand sur un barbelé je serais devenu une gueule cassée

Dans l’église d’ Ouradour sur Glane

Ce dimanche où elle s’est dit : je le damne

Oui être à Nagasaki ou à Hiroshima mon amour

Quand elle s’est persuadée de s’enfuir pour toujours

Aller aux douches d’Auschwitz ou de Dachau

Quand tout seul je me suis retrouvé au cachot

Le jour du Tsunami en Thaïlande sur la plage j’aurai voulu

Quand elle est partie être balayé, inondé dans les flots, disparu

Buvant mon café au 108 eme étage d’une tour le matin du 11 septembre

Quand revenu, totalement vide j’ai trouvé la chambre

Je me serais laissé trancher la gorge par Daesh

Si j’avais su qu’un jour elle me quitterait pour une autre crèche

Enfin,  je me serais exposé sous les balles des terroristes au Bataclan

Si j’avais su qu’elle m’abandonnerait prenant sa clé des champs

Ainsi…

Si le bon Dieu l’avait voulu

Selon le siècle selon l’époque

Soit je ne l’aurais pas connue

Soit elle aurait pleuré sur ma dépouille

ça lui aurait sans doute fait un choc

Et ne se serait pas déposée sur notre amour, la rouille

En portant le deuil elle aurait su ressusciter, oui

Notre amour endormi.

 

Copyright Albert Labbouz pour Desespoir Prodictions 1 er Janvier 2018

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À quoi sert une CHANSON D’AMOUR pour un retour … ?

Ne me quitte pas  Jacques Brel

La chanson des vieux amantsJacques Brel

J’veux pas qu’tu t’en ailles Michel Jonasz

Y a rien qui dure toujours Michel Jonasz

Guigui Michel Jonasz

J’t’aimais tellement fort que j’t’aime encore Michel Jonasz

Pars…( et surtout reviens moi vite…) Jacques Higelin

Je t’aimais, je t’aime et je t’aimeraiFrancis Cabrel

Restons amantsMaxime Le Forestier

Je suis venu te dire que je m’en vaisSerge Gainsbourg

Amis Gerard Manset

Pourquoi les femmes ?Gerard Manset

Je suis malade Serge Lama

Le petit bonheur Felix Leclerc

Souffrir par toi n’est pas souffrir Julien Clerc

Tu ne me dois rien Stephane Eicher

Les mots bleus Christophe

Dis quand reviendras tu ? Barbara

Cœur Perdu Renaud

Me jette pas Renaud

Voilà c’est fini Jean Louis Aubert

Je t’aimais bien tu sais… Léo Ferré

La vie d’artiste Léo Ferré

La solitude o Ferré

Que serais je sans toi ? Ferrat/Aragon

Qu’il est difficile d’aimer Gilles Vigneault

A suivre Bernard Lavilliers

Putain de Toi Georges Brassens

Elle est partie sans rien dire Charlelie Couture

Puisque tu pars Jean Jacques Goldman

Je n’ai pas changé Julio Iglesias

Non je n’ai rien oublié Charles Aznavour

Mais de Nous… Thomas Pitiot

Quand on perd son amour Saez

Les meurtrières Saez

Les voyages en train Grand Corps Malade

Tu dis Rien Louise Attaque

If you leave me now Bee Gees

Yesterday Beatles

It ain’t me babe Bob Dylan

Don’t think twice is allright Bob Dylan

The Gypsy’s wife Leonard Cohen

One of Us cannot be wrong Leoanrd Cohen

Bobby Jean Bruce Springsteen

Brilliant Disguise Bruce Springsteen

Thougher than a restBruce Springsteen

ETC… ETC…

 

Non ce n’est pas une play-list pour votre Ipod ou Iphone, pas plus qu’une succession de mes chansons préférées bien qu’extraites de ma discothèque personnelle. De plus, ce n’est pas une liste exhaustive. Vous pouvez la compléter avec vos propres titres. Ce sont des chansons incontournables écrites sûrement dans la douleur de voir partir l’être aimé(e) et parfois d’espérer son retour. La plus emblématique est bien sûr NE ME QUITTE PAS de Brel ou DIS QUAND REVIENDRAS TU ? de Barbara Michel Jonasz lui, est sûrement le détenteur de ces/ses douleurs de séparations et de ruptures et de faux espoirs de retour mises en vers et en chansons. Dans la poésie dite « traditionnelle » il en existe aussi chez Baudelaire, Alfred de Musset, Victor Hugo, Aragon et même Jean De La Fontaine ( si… si…) … Le thème n’est pas nouveau et alimente variétés, poésies, chansons, littératures et cinéma quand il faut plus de quatre couplets pour dire son déchirement, son désespoir, son isolement, et aussi son espoir de retour de flamme et d’amour.

« On voudrait renaître » chante Gérard Manset. Est-ce toxique ? ou Cathartique ? comme dirait Emma l’une de mes nièces. «Tous ces cris ces S.O. S » comme le chantait Daniel Balavoine cherchent ils à atteindre un but ? Faire revenir l’être qui vous a abandonné (e), parfois lâchement. « J’veux savoir si tu m’aimes encore… » dans « à suivre »chante Lavilliers. Combien de parties, de fuyardes, de celles qui vous ont dit vouloir faire un break, ont fait sinon marche arrière, du moins sont revenu (e) s après ces blessures qui souvent laissent de vilaines traces ? Faire le deuil d’un être qui s’en est allé dans l’au-delà, est souvent plus naturel et plus facile même s’il est dur et dure un temps. Le dur dure… Mais faire le deuil d’un amour sans y mettre une dose d’espoir est une souffrance incommensurable. C’est vrai que comme le chantait Jackie Quartz dans «  juste une mise au point » : «  la mort d’un amour donne la vie à un autre ».Ah bon ? En voilà une idée qu’elle est bonne…comme disait Coluche. OK … Mais c’est valable jusqu’à quel âge ? « Au delà de cette limite votre ticket n’est plus valable ! » écrivait Romain Gary. Et Rutebeuf concluait « L’espérance des lendemains ce sont mes fêtes… »

À un ancien amour qui m’avait quitté j’avais posé la question : si je t’avais écrit« Ne me quitte pas » ou « j’veux pas qu’tu t’en ailles, » tu serais revenue ?  La réponse a été catégorique : NON ! J’ai reposé souvent cette question à des copines, des amies. Aucune ne m’a répondu OUI d’emblée … Certaines s’en sont sorties avec un «  faut voir… » Alors «  à mon âge et à l’heure qu’il est » moi qui ai aussi écrit ce genre de chansons quand j’étais blessé, meurtri, quand mal trop mal… quand j’ai  pu retrouvé ma guitare mes mots et mes notes… – je me suis souvent dit que j’allais donner tort à Brel et à Jonasz et à tous ces écorchés, elle va revenir … Peut être pas demain, ni dans un an… mais elle reviendra. Elle trouvera en me retrouvant, l’homme qu’elle a toujours voulu chercher. Elle a passé sur son bateau ivre, les vagues meurtrières de la tempête de la déchirure du couple « Bien sûr nous eûmes des orages …  Oh mon amour mon merveilleux amour de l’aube clair jusqu’aà la fin du jour… je t’aime encore …tu sais je t’aime… » Brel.

C’est ça l’espoir, un putain d’espoir qui ressemble à « un putain de camion » qui vous fauche vos rêves et quelques fois votre vie. «  Et si tu n’existais pas… dis moi pourquoi j’existerais … » comme le chantait Joe Dassin. Ou alors faut-il après être resté « dans la maison vide, dans la chambre vide… », aller au Bal des Laze pour « tuer Jane et son fiancé  » ?  Je t’aime je te tue (editions Point Virgule)  écrivait Morgan Sportes dans un essai genial. Oui, crime passionnel comme disent les juristes. Mauvaise solution qu’il ne faut pas nier qu’elle ait traversé le cerveau des désespérés.

« Qu’il se lève celui qui ne s’paye pas dix minutes, dix minutes
De calomnie par jour …

Qu’il se lève celui qui n’a pas sur l’oreiller rêvé d’avoir
Sa revanche un jour  » Félix Leclerc

Quelles solutions ?  ou Quelle solution « pour retrouver la blancheur éternelle » après avoir « passé son amour à la machine » comme le chante Souchon.

J’ai retourné des centaines de milliers de fois ces questions dans ma tête, et au fil du temps, des années ( je sais que je vais en choquer certain(e)s), je me suis dit Brel et Jonasz et les autres, les sincères, comme les Leprest, les Tachan, les Ferré et même les Miossec, les vrais, pas les chanteurs show business, pas les slameurs et rappeurs angéliques, non ceux qui en ouvrant leur chemise peuvent vous montrer « le(s) grand(s) trou(s) qu’ils ont au fond du cœur. » comme le chante Félix Leclerc. Je me suis dit que tous ces cœurs cassés sortis de l’hôtel du même nom : HeartBreak Hôtel ou du Scarlett Hôtel, étaient des cons ! Des cons masochistes. Elles ne reviennent pas… Les hommes reviennent. Pas les femmes ! Alors ne plus se faire de mal en écrivant ces putains de chansons ! Bordel ! Jonasz chante nous Groove baby Groove, Brel chante nous les bourgeois, Leo chante nous La The Nana… Bashung chante nous Ma petite entreprise.

Et vous voyez comme je suis con moi aussi, j’en ai écrit une de ces chansons à la con,  il y a deux semaines qui s’appelle « Contrairement » et que je mettrai en ligne bientôt.

Mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’il y a des exceptions qui confirment la règle du non-retour d’un amour… Même Brel qui n’a jamais pensé que la femme est l’avenir de l’homme parce que d’entre elles les connes ne ressemblent qu’aux connes, a eu cette exception. Mathilde est revenue… Mais pas dupe, il savait que tout ça pouvait recommencer…

Mon cœur, arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu´elle t´a déchiré
La Mathilde qui est revenue

Mes amis, ne me laissez pas, non
Dites-moi, dites-moi qu´il ne faut pas
Maudite Mathildepuisque te v´là

Et vous mes mains, restez tranquilles
C´est un chien qui nous revient de la ville
Mathilde est revenue

Et vous mes mains, ne frappez pas
Tout ça ne vous regarde pas

Mathilde est revenue

Et vous mes mains, ne tremblez plus
Souvenez-vous quand j´vous pleurais dessus
Mathilde est revenue

Ma mère, arrête tes prières
Ton Jacques retourne en enfer
Mathilde m´est revenue

Amis, ne comptez plus sur moi
Je crache au ciel encore une fois
Ma belle Mathilde puisque te v´là, te v´là

Jacques Brel

N’est-ce quand même pas tout de même une forme de Back to Black (Amy Winehouse) ?

 Ah… oui…Je réponds à la question qui donne le titre à cet article :

À RIEN !

Et vous qu’en pensez vous ?  Vous y croyez au retour ? Que feriez vous ?

Vous croyez aux sunlights des tropiques…?

 Copyright Albert Labbouz pour Desespoir Productions 30 decembre 2018

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2018

2018…

Sale année pour moi. Certain(e) s le savent. Mais il y a eu des prémices j’aurai dû me méfier. Léonard est parti en 2016. Jacques Higelin cette année. Mes béquilles culturelles sont passées de l’autre côté. Mes pères spirituels sont partis …

Bouddha du Sri Lanka a dû se venger de quelque chose qui ne lui a pas plu. A–t-il de l’humour ?

Ma mère bien que d’une force incroyable se casse la deuxième hanche et sombre dans la démence sénile et vit une terrible et longue agonie où elle ne demande qu’à se jeter par la fenêtre. Mon ami, le doux, le gentil Eric de Marseille, une force vivante de vie, de joie, d’intelligence meurt d’une sale tumeur, à moins de 45 ans, je me fissure le genou j’en boite encore. … Et bien sûr, la femme avec qui je croyais finir ma vie et qui me fermerait les yeux plaque le domicile familial après 33 ans 1/3 de vie commune au grand dam de ses  deux enfants, de ma famille et je suppose d’une partie de ses neveux et nièces et d’un de ses frères et de sa sœur qui m’aiment bien. Je ne vais pas jouer le coup de la scoumoune mais viennent s’ajouter une arcade sourcilière ouverte, une T.S, un accident de voiture, un bridge dentaire qui saute, un corps qui m’abandonne une nuit, des ami(e)s qui m’engueulent d’avoir crié au secours et qui ne donnent plus signe de soutien.

Comme le chante Baschung : « Malédiction… Malédiction … tous en scène… »

Dieu merci mon fils américain renoue le dialogue avec moi et mon fils français est souvent là avec sa nouvelle copine pour l’espoir, la joie et la vie… D’autres aussi me montrent leur fidélité, leur fraternité et leur présence loyale, des ami(e)s de longue date, l‘association philosophique dont je fais partie, quelques voisins pas trop connus, mon éditeur, mon psy, une ex collègue du CMPP, mon frère, ma sœur, ma belle sœur, ma cousine… et même Springsteen dans son dernier opus à Broadway.

À mon âge et à l’heure qu’il est, comme il est difficile de se reconstruire quand on a été abîmé et meurtri à ce point. Sali même parfois. Comme je n’ai cessé de le répéter il y a l’art et la manière. Elle a choisi la manière et a nié l’Art. Je ne peux me défaire de penser à son  mal être qu’elle dissimule sous un masque de « tout va bien », même à l’heure actuelle.  Je ne peux faire abstraction de son faux-self (regardez sur le net) et de son boulot qui l’a tant usée, transformée, affadie, « zombinisée »… Est-ce encore mon problème ?  je ne peux plus, non pas  ne veux plus, rien faire face à son  refus et à son déni de se faire aider.

«  J’ai dans mes bottes des tonnes de questions… » (encore Baschung).

Combien de temps encore pour que dans mes ténèbres une faille se forme laissant apparaître un rayon de lumière ? Moi qui aime tant aimer, tant partager, tant découvrir avec un être aimé ou des ami(e)s …

Je n’ai plus de rancunes, ni de rancoeurs, pas de vindications.  Je tends même des mains qu’elle ne veut pas saisir ou ne sait pas comment les saisir… Je suis comme tous ceux et celles de ma génération ( my génération comme le  chantait les Who) riches ou classes moyennes, dans la dernière ligne droite de ma vie. Le Nirvana  existe-t-il ? La sérénité peut elle nous faire signe. ? Ne peut-on finir cette vie tranquille quelque soit le temps qu’il nous reste ? Doit-on croire au ciel ? À la chance ? À une puissance divine ou à un grand architecte de l’Univers ? À rien ? Mais  peinard … même seul (e). J’ai tant aimé aimer. Le pourrais je encore ? Nous nous sommes tant aimés.Tous. ! … Le pouvons nous encore ? Et comment ? Et pour combien de temps encore ?

Barbara disait, chantait :

« Même si tu ne crois plus à l’Aurore

Le jour se lève encore

Il faut reprendre le corps à corps. »

 

Copyright Albert Labbouz pour désespoir productions Décembre 2018

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DEUX CONTES

  DEUX CONTES

Ces deux contes me furent rapportés par mon propre grand père à la pré- adolescence où les insomnies m’empêchaient de dormir au point de réveiller mes parents et où mon grand père qui dormait dans la même chambre que moi,  pour me rassurer et bien qu’âgé de 80 ans se réveillait pour m’aider à trouver le sommeil en me racontant des histoires d’un autre temps. Voici la première que j’appellerai :

 LES AMIS.

Pour P.W

 Autrefois, il y a bien un siècle ou deux, en Algérie du côté de Tlemcen, un homme se targuait d’avoir des centaines d’amis qui l’adoraient et ne juraient que par lui. Il disait qu’il était aimé et que sur ses amis toujours il pourrait compter quoi qu’il lui arrive.

Il raconta cela à sa grand-mère qui lui dit sagement que sur cent amis, il y en aura qu’un seul de bon. L’homme, bien qu’adorant son aïeule sans se fâcher lui demanda ce qui lui faisait dire cela. La grand-mère, sage, lui proposa une expérience à tenter pour qu’il puisse vérifier qu’elle n’avait pas tort. Elle ne lui demanda pas d’aller voir la centaine d’amis et de le leur demander en face, mais d’en choisir au moins cinq, ceux qu’il estimait être les plus amicaux, les plus sincères et elle ajouta que dans les cinq, il devait y mettre un seul que lui n’appréciait que moyennement.

Notre homme réfléchit et trouva de suite celui, non pas qu’il n’aimait pas, mais qui ne lui avait jamais montré un signe particulier d’affection, ni d’animosité. Et voici ce que le proposa sa grand-mère.

«  Tu vas sacrifier un de nos moutons et tu mettras sa tête et une partie de son corps encore saignants dans un grand sac en toile de jute. Puis tu iras visiter tes amis, d’abord les quatre premiers en commençant par celui dont tu es le plus convaincu de son amitié et ainsi de suite jusqu’au dernier, celui dont tu doutes de sa sincérité envers toi. Et à chacun tu leur diras que tu viens de tuer un homme à la suite d’une bagarre qui a mal tourné et que tu as besoin qu’ils enterrent le corps dans leur terrain et qu’il te cache un moment. Tu verras leur réaction… »

L’homme qui aimait sa grand-mère accepta convaincu que le premier l’aiderait et qu’il n’aurait même pas besoin d’aller voir les quatre autres.

Le lendemain… L’avant Veille de Pessah[1]… il sacrifia le mouton comme le font les musulmans en souvenir d’Isaac et de son fils. L’agneau pascal commun aux trois grandes religions monothéistes.

Au soir tombé, il se rendit chez son premier ami un fort honnête homme aisé et avec qui tous les soirs, il buvait l’anisette et mangeait la Kémia[2].

Quand son ami lui ouvrit la porte, son regard se jeta de suite sur le sac rougi du sang de l’animal.

  • Qu’est ce qui t’amène chez moi à cette heure ci mon ami? lui demanda-t-il. Nous sommes en train de purifier la maison pour Pessah…
  • Je viens de tuer un homme qui en voulait à ma bourse, et je lui ai tranché la gorge, j’ai besoin que tu me caches et que tu m’aides à faire disparaître la tête et le corps de ce malheureux au fond de ton puits ou de ton terrain.

L’ami en question lui répondit qu’il tombait mal en plein nettoyage de Pessah avec sa famille, il ne pouvait l’aider. Et sans en ajouter d’avantage lui claqua la porte au nez.

Il se rendit chez le deuxième qui lui répondit qu’il était en famille à table que ce n’était pas le moment de le déranger, et que l’affaire était bien trop sérieuse pour qu’il soit son complice ; que le mieux qu’il ait à faire était de se rendre aux gens d’armes

En ces temps-là le téléphone arabe[3]fonctionnait mieux que nos smartphones actuels. Si bien que le suivant ne lui ouvrit même pas la porte et le quatrième éteignit toutes les lampes à huile comme s’il était absent.

Quand il arriva devant la masure du cinquième un homme pauvre dont la seule occupation financière était de vendre des légumes secs et des cacahouètes au marché. Il n’eut pas à frapper car il était attendu sur le perron. L’homme lui dit :

  • Je sais ce qui t’arrive. Entre dans mon humble demeure. Ma femme a fait une excellente taffina[4], viens te restaurer, demain nous brûlerons les restes de celui qui t’a agressé et tu pourras te reposer et oublier ton malheur dans ma maison autant de temps que tu le souhaites. Si les gendarmes me posent la moindre question je leur dirai que nous nous connaissons à peine et que nous n’étions pas vraiment amis. »

L’homme ouvrit alors le sac en toile de jute et y laissa tomber la tête et le corps du mouton.

  • Tiens dit-il, je sais que tu n’es pas fortuné et que sur le plateau du Sedder[5]pour Pessah tu ne mets que l’os d’un mouton récupéré dans les poubelles du boucher. Maintenant, grâce à toi et à ma grand-mère je sais ce que c’est un ami. »

Le deuxième conte beaucoup plus court je l’ai intitulé :

 LA DETTE

à M.G

Depuis plus d’un mois Moshé, le cordonnier ne dort pas et sa femme ne sait pas pourquoi. Il est soucieux inquiet. Fais de mauvais rêves et n’est pas dans son état normal. Au début sa femme ne lui pose aucune question, sur le mal être de Moshé. Mais comme elle n’arrive pas à dormir non plus au bout de quatre semaines, tant Moshé se tourne et se retourne dans le lit elle lui pose la question de cette mauvaise excitation.

Moshé lui explique que pour les fêtes, n’ayant pas assez d’argent il a demandé à Jacob le voisin d’en face, bijoutier de son état, de lui prêter une bonne somme d argent pour passer Roch Hachanah[6], Kippour[7]et Souccoth[8]tranquillement avec sa famille. Jacob n’a pas hésité, Moshé promettant de lui rendre au plus vite cet emprunt, car avec l’hiver approchant les gens auront besoin de réparer leurs chaussures et la clientèle sera florissante. Mais les affaires de Moshé n’ont pas été florissantes, car l’hiver a été un peu rude et les gens se sont calfeutrés chez eux. Moshé ne peut pas rembourser Jacob. Myriam, la femme de Moshé, se lève, et sans dire un mot se dirige vers la fenêtre de la cuisine qui donne juste en face de celle de Jacob. Et la voilà qui crie :

  • JACOB ! C’EST MYRIAM! LA FEMME DE MOSHÉ ! MON MARI NE PEUT PAS TE RENDRE L’ARGENT QU’IL TE DOIT !

Et elle ferme la fenêtre. En rentrant dans le lit elle dit à Moshé.

  • Bon ! Maintenant tu dors. C’est lui qui ne va plus dormir.

Copyright Albert LABBOUZ ( et mon grand père Chaloum ) Décembre 2018 pour désespoir Production

[1]Pessah : Pâques

[2]Kémia : apéro grignoteries, olives, tramousses, cacahuettes etc…

[3]Le telephone arabe : le bouche à oreille.

[4]Tafinna : plat traditionnel fait le le vendredi soir à base de haricots, de viandes grasses de pommes terre et d’œufs bouillis

[5] : Seder le plateau se composant de différentes choses rappelant la sortie des juifs d’Egypte.

[6]Rosch Hachannah :Nouvel an juif.

[7]Kipoour : Le grand pardon après Rosh hachannah l’un des piliers de la religion juive.

[8]Souccot : la fête des baraques symbolisant l’assistance divine envers les enfants pendant la sortie d’Egypte

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celui qui écrit ces lignes…

QUELLE BELLE FAMILLE !

 C’est celui qui écrit ces lignes qui dit ça…`

Quelle Belle Famille !

Polie, bien élevée bien éduquée, serviable, généreuse, pas un mot plus haut que l’autre…

Combien de fois s’est-il demandé depuis qu’il les connaît : ET LA TENDRESSE BORDEL ? Et les démonstrations simples d’affection entre eux…? Sourires, effleurement de caresses, mots tendres. Pour mémoire qui lui reste en travers de la gorge, quel(s) regard(s) avaient-ils posé sur son fils venu des U.S.A avec sa copine lors du dernier Noël ? Juste savoir comment c’était avec Trump … Une question sur ses projets ? Sur ses films sur ses musiques ? Sur son avenir ? Seul le gendre musicien (merci à lui) a fait cet effort…

Que de repas figés entre le super vin qui provient de leurs propres récoltes, la magnifique roue à aube qu’ils ont remise en état, la petite rivière avec le petit pont de bois, les arbres à planter pour la naissance d’un petit, et le succès inespéré d’un fils devenu handicapé dû à une erreur de jeunesse et qui a provoqué un malheur intense…Et n’en déplaise à sa mère qui n’aime pas Monsieur Paul, succès financé par un ex patron d’Univers sale et par le capital  de feu Monsieur Charles, des armées de communicants et les éditions Raoul B; (au début)

OH bien sûr, comme l’a si bien dit l’artiste officiel  de la famille : celui qui écrit ces lignes, c’est un aigri, un jaloux peut être aussi, quelqu’un qui n’a pas rencontré la notoriété …  Mais avaient-ils seulement compris une fois, une seule fois dans leur vie que l’amour, le partage, l’échange, la liberté aussi anarchique soit-elle, avaient guidé les pas de celui qui écrit ces lignes. « Ecrire pour ne pas mourir » comme le chante Anne Sylvestre. Et l’artiste de la notoriété s’est trompé plus d‘une fois : celui qui écrit ces lignes n’a jamais été envieux de son succès. Bien au contraire … ! il avait été même comme un attaché de presse avant qu’il soit reconnu artiste officiel de ce monde médiatique.

Celui qui écrit ces lignes écrivait, il chantait, il créait, il mettait en scène, quand le futur artiste essayait encore de réussir un panier au basket dans la cour d’une école à l’ancienne. Quand celui qui écrit ces lignes a appris son accident, il en avait pleuré… Son ex-compagne qui le quitte peut en témoigner…

Eux, d’origine italienne, les avait-il vus une seule fois s’échanger une effusion d’amour, de tendresse même infimes entre eux ?

Lui, celui qui écrit ces lignes, d’origine juive méditerranéenne où l’enfant est la chair de  la chair qu’on couvre d’onguents, de pommades, de parfums, de miel et de sucreries… et d’un tas d’expressions arabo-judéo intraduisibles en français en avait été abreuvé, lui dont le médecin de sa mère lui avait dit d’avorter…Et la mère après une série d’enfants mort-nés ou n’ayant pas vécu a refusé, voulant garder celui-là !

MAIS QUE VIVENT LES MERES JUIVES ! … Au-delà de celle(s) dont la pudeur ou allez savoir quoi forme(nt) des adultes frustrés de ce manque d’enveloppement maternel, voire paternel aussi, qu’ils ont reçu malgré eux, hélas.

Mais quelle enfance avaient-ils donc tous eue pour ne pas avoir reçu câlins, embrassades, enveloppements chaleureux, bisous ?

Les paysans au sens noble du terme ne sont ils que des taiseux incapables de manifester le moindre sentiment de bienveillance, de parole sincère et chaude ? Je n’ose le croire.

Celui qui écrit ces lignes vient d’une famille qui n’a jamais eu d’argent pour le superflu mais qui n’a jamais lésiné sur l’amour aussi démonstratif soit-il, même en public et surtout en famille, sans hypocrisie. Celle qui vient de le quitter aussi peut témoigner de cela.

Combien avait-il été abasourdi lors du suicide de la nièce par alliance de l’oncle de la fuyarde. C’était  une gentille jeune femme mariée au frère de celle qui vient d’abandonner sa famille, celle surnommée ici la fuyarde, que personne n’osât prendre en amont sa souffrance à bras le corps, à bras l’âme (excepté son mari et ses enfants.) Elle était malade psychologiquement et personne n’a investi de sa propre personne pour l’aider comme il se devait, la laissant dans l’errance de psychiatre en psychiatre … commentant à peine sa descente aux enfers… Dieu fasse qu’elle soit avec les anges !

Est-ce là leur monde de générosité eux dont les combats communistes étaient portés en étendard ?

Pouvaient-ils nier, qu’au delà de la souffrance de leur nièce qui a quitté en douce celui qui écrit ces lignes, alors qu’il était absent  en province pour vendre quelques malheureux romans et de la décision qu’elle a prise et dont il saigne, va au-delà du :« c’est comme ça… », « c’est la vie, c’est son choix. » ?

Y a t il  eu seulement une personne  de cette belle famille française qui une fois le passage à l’acté opéré lui ait dit : « réfléchis encore un peu, le temps n’est pas figé et avec l’âge beaucoup de choses évoluent et peuvent changer… ?  Ce n’est pas seulement un homme, un ex amour que tu quittes, mais toute une vie construite ; des familles, des amis, des jeunes adultes qui sont tes enfants, des projets encore à réaliser qui pourraient arranger bien des choses. Soigne toi, trouve des solutions, des aides véritables ne baisse pas les bras. La vie peut par-delà les malheurs réserver d’étonnantes surprises » … Qui a essayé de l’en empêcher, de retarder son exécution et l’exécution de celui qui écrit ces lignes ? ? QUI ? Si oui, que cette personne se manifeste !

Celui qui écrit ces lignes, est de ceux qui se targue, même avec ses nombreux défauts, d’être plus entier qu’eux: les « gentils » « les polis », « les lisses ». Ces bobos de gauche qui n’ont même pas su changer le monde quand Waldeck Rochet ou Jacques Duclos se démenaient pour éradiquer les inégalités sociales. Et voyez vous, il ne cite même pas l’Abbé Pierre, ce serait trop facile car ils en en souriraient en lui disant qu’il est dans l’amalgame.

Ils se targuent des combats de Simone Veil qui jusqu’au bout n’a pensé qu’à l’humain, qu’à l’humanité de la loyauté de la vie. Mais ils haussent les épaules face au désarroi, à la détresse, aux envies de mourir  de celui qui écrit ces lignes et qui sent derrière ce(s) haussement(s) d’épaules ces indifférences…

«  Bien fait pour sa gueule ; finalement, il l’a cherché… »

Se sont-ils  seulement inquiétés de savoir comment il allait, s’il allait lui aussi finir au bout d’une corde ou au fond d’un cocktail d’anxiolytiques ou tout simplement pour  lui transmettre un signe de réconfort ou d’espoir… Un de ses frères et sa sœur à elle l’ont fait eux ! Mots apaisants, solidarité fraternelle … Qu’ils en soient bénis ! L’humanité, la fraternité elle est là … N’est ce pas Monsieur son autre frère qui ne lui a même pas adressé un mot de réconfort ? N’est-ce pas neveux et nièces qui l’appelaient Tonton ? ! Y avaient-ils seulement pensé ? N’en ont-ils pas eu le courage ? Avaient-ils d’autres chats à fouetter ? L’ignoraient-ils ? le savaient-ils ?

Se sont-ils réellement  inquiétés de leur cousine, leur nièce, leur soeur qui va mal au-delà de ce qu’elle laisse apparaître, même maintenant ? Toujours transparente, toujours à ne pas vouloir déranger et aider…

Abandonne-t-on sa famille sans l’once d’un regret ou d’une explication saine certes, pas facile… Explication ardue sans doute mais où les mots auraient eu leur importance, elle qui ne parlait plus.

Tiens ! Je vais citer leur poète préféré à cette belle famille

Jean FERRAT :

C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente
Sans idole ou modèle, pas à pas, humblement
Sans vérité tracée, sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement

Un avenir naissant d’un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts en grand sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la Terre et du Ciel

Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui…

Mais savent-ils encore se battre dans leur confort bourgeois … ? Ont-ils encore un idéal ?Autre poète phare qui leur est cher : Aragon

Que serais je sans toi qui vins à ma rencontre

que serais je sans toi qu’un cœur au bois dormant

que cette heure arrêtée au cadran de la montre…

Que serais je sans toi que ce balbutiement…

Que savent ilsdu malheur d’aimer ?

Et puis dites à l’artiste aux cent mille exemplaires de son livre vendu et adapté par lui-même et à son comparse le serpent Kaa, qu’oublier Ferré dans son slam aux poètes est une erreur monumentale, Ferré qui a écrit :

Qui donc réparera le cœur des amants tristes ?

 Celui qui écrit ces lignes n’évoque même pas le fait qu’en tant qu’auteur qui a écrit cinq pièces de théâtres jouées récompensées au Festival Théâtre de Drancy, poèmes, romans, essais, nouvelles récompensées elles aussi, scénarii et plus d’une centaine de chansons, l’artiste célèbre n’aurait-il pas pu lui proposer de faire partie  de  son CD :« il nous restera ça »?

 Oui… Bien sûr leur  conviction, il s’en doute, est que celui qui écrit ces lignes est  le seul fautif de l’abandon de sa compagne du noyau familial.

Ne se sont-ils pas posé la question de savoir si le malheur de cette femme et mère de famille n’avait pas d’autres causes plus souterraines, plus archaïques, plus sociales aussi (son boulot par exemple entre autres, la disparition d’une mère trop tôt disparue, des manques de caresses familiales ? Que sais-je encore ? L’inconscient est trop vaste quand on ne l’affronte pas) ? Dans cette belle famille tout ce qui touche à la psy de manière générale effraie…

Celui qui écrit ces lignes ne se met pas hors de cause d’une part de sa propre responsabilité au fil des ans, en écrivant cela. Il a conscience de ses carences, et de ses non-dits aussi, de ses excès et ses défauts … Se sont-ils seulement dit que celui qui écrit ces lignes n’était qu’un gros feignant qui ne l’aidait en rien ? Certes, on ne sait pas si la lumière est toujours allumée quand la porte du frigo est fermée. Celui qui écrit ces lignes veut dire par là qu’on ne sait pas ce qui se passe chez le voisin vraiment et même dans sa propre famille au sens large … « Briser les préjugés comme disait un certain juif Albert E. est plus difficile que briser un atome ». Se sont-ils demandé si son compagnon, celui qui écrit ces lignes, avait cherché des solutions pour l’aider ou la faire aider ? Se sont-ils dit que le fait qu’elle ne réponde à aucune de ses propositions d’aide était un crève-cœur pour lui ? Ne pas pouvoir aider sa compagne qui se renfermait dans un mutisme dangereux et mortifère ? Se sont ils  demandés si après 33 ans et un tiers de vie commune, il l’aimait encore ?

Celui qui écrit ces lignes n’aura pas de réponses et n’en souhaite pas.

De toutes façons, ils qualifieront ces lignes d’aigreurs, de rancœur, de vengeance, de règlement de comptes, mais celui qui écrit ces lignes s’en fout !

Je m’en fous !

« Faut vous dire Monsieur que ces chez gens là, on n’vit pas on n’vit pas… On triche » J.B

ALBERT LABBOUZ Copyright Desespoir Productions

OCT/NOV 2018

 

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L’âge du Christ 33 et 1/3

33 ans et un tiers

Avant j’étais sobre je ne buvais pas une goutte d’alcool ou de temps en temps chez des amis, apéro et repas sympas. Je ne fumais pas non plus ou une ou deux fois par an, un cigare ou un cigarillo. Puis, sans me prévenir en douce en cachette, en lousdé elle a préparé son coup pendant des mois sans rien dire à personne et elle s’est  barrée. Elle a abandonné la vie qu’elle menait en famille depuis 33 ans 1/3 (l’âge du christ) Elle allait mal et ça ne datait pas d’hier. Elle ne voulait plus de moi. Elle ne voulait plus, plus rien. Elle voulait autre chose. Savait-elle quoi exactement ? Moi, je ne sais pas trop quoi, même maintenant. Alors après avoir voulu quitter ce monde pour de vrai, je suis passé à autre chose. J’ai inventé l’Ouzo Times, tous les jours vers 18h 40; une sorte d’apéro riche (olives, tarama, houmous, saucisson, soubressade et grignotteries) qui me rappelait les années que nous avions passées en Grèce sous le soleil, tranquilles, quasiment amoureux, sans les enfants au début vers les années 87/88 et après avec nos enfants quand ils étaient tout petits. Les Cyclades on connaît bien on peut dire… A pied, en canot,  bateau et en voiture…

Depuis qu’elle est partie, je bois beaucoup d’Ouzo. Si j’ai des cigares, j’en fume. Si j’avais de la cocaïne j’en sniferais et j’en ferais  les frais. Je suis seul. Des fois, je ne suis pas trop mal, je l’avoue, comme le chantait Bécaud: « la solitude ça n’existe pas! » ! Mais ce que je m’enfile dans le corps malade pas si grand que ça, (naturel ou chimique) et dans la tête ne m’empêche pas de continuer à l’aimer malgré elle, malgré moi. J’aime encore les 3 autres qui ont compté malgré le mal qu’elles m’ont fait en me quittant. « Quand j’aime une fois, j’aime pour toujours » chante Cabrel. La seule chose que je ne sais pas, c’est combien de temps cela va durer (l’aimer et boire de l’Ouzo) et comment je vais devenir ? Physiquement, psychiquement. Vais-je vivre ou exister ? Ce n’est pas la même chose. Même si j’aime l’Ouzo, je suis prêt à arrêter et que cela redevienne occasionnel à condition que le soleil, le bleu, le blanc, les regards revolver reviennent. Mais je ne suis sûr de rien. On dit tant de choses en colère ou en dépression. Et ces choses,  elle me les a écrites ! Écrites car elle ne pouvait, ne savait plus dire plus parler. Elle était devenue muette réellement . Il y a des moments où les mots ne nous appartiennent plus. Ils peuvent aussi se taire ou déborder comme la lave d’un volcan endormi depuis des siècles. Ils peuvent, cela s’est déjà vu, tuer.

Oui je ne suis sûr de rien comme tout le monde entier dans cette vie, sur cette planète. Qui sait quoi ? Et quoi d’abord croyons nous savoir ? (sic) … « Ne dis jamais jamais ne dis jamais toujours laisse à la mort le soin de prononcer ces mots ». chante François Béranger… Et c’est tant mieux.

Je souhaite qu’elle aille mieux, et qu’elle en prenne conscience, ou que quelqu’un lui en fasse prendre conscience, que comme on dit, elle puisse travailler ses démons comme Saint Michel terrassant le dragon, comme David tuant Goliath avec une fronde,  comme Ulysse échappant aux cyclopes, comme la bête retrouvant forme humaine grâce à la Belle, comme Jekill se débarrassant de Hyde … Seule ou en se faisant aider, si on croit en la psychanalyse. (Je ne parle pas de thérapie mais bien de cure analytique. La psychothérapie s’intéresse aux symptômes, la psychanalyse traite les troubles et les symptômes avec passage à un état de satisfaction; satisfaction ne signifie pas bonheur. Les personnes totalement hostiles à la psychanalyse ne sont pas détachées de leur objet incestueux et l’analyse dit quelque chose de leur objet incestueux que la psychanalyse viendrait mettre en cause. L’objet incestueux cette saleté  !  C’est une attitude majoritaire…) Dans la névrose on fabrique un mythe ( un roman familial, une fiction névrotique. Une névrose est un mensonge que l’on se raconte en trouvant des coupables ( là c’était moi) ou des prétextes basés sur des réalités. ( J’ai pas assisté à des dizaines de conférences pendant 5 ans avec Jean Gerard Burzstein à l’hôpital Bellanger pour rien quand même ! Burzstein qui disait qu’il faut bien accepter une part de saleté en nous pour mieux vivre… Attention nous sommes dans le symbolique, pas dans le social ni dans le quotidien … ) Mais bref ! Je n’écris pas cet article sur de la psychanalyse et vous êtes assez grand(e)s pour aller chercher vous mêmes les signifiants de ce que je sous-entends.

Je souhaiterais qu’elle vive mieux, qu’elle vive, débarrassée de ses névroses ressurgies de très loin, en retrouvant la parole, une parole vraie qui émanerait de son passage à la satisfaction, une joie de vivre comme lorsqu’on s’est connus et si possible en pensant parfois à moi, et à ses familles, et aux souffrances évaporées de nos enfants, selon ses désirs. Et comme on dit en espagnol,  pour finir cet article, je lui transmets mes Besós

Copyright Albert Labbouz pour désespoir productions

13 OCTOBRE 2018

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C’est quoi être lâche ?

Je cogite depuis le 17 juin( jour de fête des pères)  quelque chose à écrire sur ce que je vis en  ce moment.

J’ai voulu quitter ce monde et j’ai pensé à ceux et celles que j’ai aimés chacun à leur façon, et qui n’ont pas choisi de partir: je veux les citer ici çar je les ai tous et toutes aimés … .chacun à ma façon

Victor-Yves Gozlan, Jean Pierre Levy,Eric Kayadjanian,Christophe Mezerette,Joelle Lamini, Annie Ruelle, Corinne Hadjedj, Bruno Pochan, Thierry Hume, Lionel Bicheret, Brigitte Rodriguez,  Philippe Hadjedj, Jean-Yves Boutéraon, Lionel Lebrun, Richard Marty, Patrick Benkemoun, Dominique Prevost, Didier Falgas, Christophe Vazeille …  qui oublie-je ?

Toute cette jeunesse qui pour la plupart n’ont pas dépassé les  40 voire les 50 ans… Et des personnes qui aimaient la vie, des déconneurs ( hein Didounet ?), des êtres joyeux de vivre (Pas vrai Eric ?), des êtres dont les réflexions vous aidaient à avancer ( hein Gimini ?) Ils sont partis emportés par la maladie alors que rien ne les prédestinait à ce destin? Mais pourquoi ? pourquoi eux/elles tels des anges leur a-t-on coupé les ailes ? ils avaient tant encore à nous apporter… à nous faire avancer pour vivre.

Alors…malgré les coups de poignards que j’ai reçus dans le dos, dans le coeur, dans l’âme, bien qu’ayant pensé les rejoindre, je me suis ravisé. Je suis toujours vivant. Je tente de vivre ou de survivre. Sans le vouloir vraiment je garde la vie, ou la vie me garde,  car il faut se battre contre les ignominies, les mensonges, les incohérences, les histoires qu’ont réécrit, qu’on réinvente … Même si on me répète que chacun est libre de ses choix, y a l’art et la la manière de faire passer ces/ses choix… Ne pas jouer les doubles faces et cracher son venin une fois la porte du frigo réfermée… Mes enfants sont là… Ils savent la vérité… Ils savent mon amour pour eux …au delà des mots… des maux… Ils savent que je sais en donner de l’amour …

Pour l’instant je survis à ma manière… Mais avec le temps la lumière se fera et les ténèbres s’illumineront… sous l’étonnement de tous et de toutes… Et ceux qui m’aiment sauront reconnaitre malgré le nombre de mes défauts, apprendre à différencier le vrai du faux et de la faux. La méchanceté, de la réelle lâcheté, des prétextes fallacieux dits sous des airs de Sainte…

Par son geste lâche, elle ne sait pas encore que je retrouve mon droit de parole et que je  mets de côté le droit de réserve qui la protégeait elle et sa famille … Les masques tomberont…  J’en ai des choses à dire et à révéler et cela viendra  en lieu et temps voulu que ce soit par écrit ou de manière parabolique avec des chansons; qu’on n’y vienne pas y voir de la vengeance ou de l’aigreur comme me l’a dit Grand Corps Malade. Mais bien ma vérité… L’accepteront ou pas ceux et celles qui sauront extraire de leur cerveau un brin de lucidité…

Désolé moi aussi de cet article particulier, mais quand il  faut que ça sorte , ça doit sortir…

P.S … au fait… faites passer si vous le pouvez…

Copyright Albert Labbouz pour désespoir production 30 aout 2018

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