D’ÊTRE LIBRES, UN JOUR, MON AMOUR … ( un livre est une petite tombe…)

Alors voilà… Le voilà mon nouveau livre…

D’ETRE LIBRES, UN JOUR,  MON AMOUR…

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Il y a deux ans je me suis une nouvelle fois retrouvé en Crête avec ma compagne… et j’ai bizarrement ressenti une sorte de nostalgie, une saudade, quoi ! le début de ma je
unesse était quelque part là, autour de la mer Egée. Je me suis souvenu de mon premier périple dans les îles avec  des copains, des copines, un amour de l’époque, tous ou presque, oubliés, un peu.  Et en tirant le fil de ce souvenir, tel Ariane, j’ai déroulé mes années 70 et un vieil adolescent, moi, torturé abîmé par la trahison d’un premier amour.   Comme le chante Laurent Voulzy… On a tous dans le coeur etc… etc… Alors, je me suis dit que beaucoup de gens de ma génération pouvaient s’y retrouver et même les ados d’aujourd’hui  fils et filles  de ma génération.

« I hope I die before I get old (Talkin’ ’bout my generation)

This is my generation
This is my generation, baby »  The Who

J’ai voulu écrire sur l’adolescence de ces années là. A près de vingt ans, on était encore ado, en ce temps-là. Les ados d’aujourd’hui le sont à 12 ans et même plus tôt…

J’ai écrit un an là dessus… Une écriture brute, un peu sale parfois, impudique, une écriture libre aussi comme l’insouciance de ces années qui ne connaissaient ni les objets connectés, ni le sida, ni twitter ou Facebook. Ces années-là, comme une bonne vieille balade Rock : « Stairway To heaven ».  Comme un film de Barber Schroeder : « More » ou  » La vallée« …

Et depuis que le livre est sorti

( disponible ici:  http://grrrart-editions.fr/index.php/roman-livres/albert-labbouz/d-etre-libres-un-jour-mon-amour)-

, je me suis dit que l’écriture auto-fiction pouvait peut-être déranger certains, certaines qui s’y reconnaitraient. Souvent dans les salons du livre, on me demande: « c’est autobiographique ?  » et je réponds invariablement : » j’écris sur ce que je crois connaitre un peu, mais je ne suis qu’un personnage dans mes romans… » et j’ajoute:  » Dans  À la recherche du temps perdu, Marcel c’est Marcel Proust ? c’est autobiographique ?  » idem chez Pagnol, idem dans le grand Meaulnes etc… Alors, pour ne pas créer de polémique, je leur ai adressé un mail que je vous livre ici, si jamais ils le lisent, un jour …

« Chers amis de ma jeunesse…

Après m’être interessé à l’enfance et l’arrivée à DUGNY dans les années 60 d’un gosse qui me ressemble, dans mon nouveau livre, « D’ÊTRE LIBRES, UN JOUR, MON AMOUR… » je mets cette fois-ci l’éclairage sur les années 70, années folles de notre vieille adolescence, à mon sens… Comme toujours mon écriture puise dans mon vécu et mes livres sans être vraiment autobiographiques, s’inspirent d’é
léments du passé qui n’est jamais passé tout à fait inaperçu, pour vous, comme pour moi.

Dans « D’être libres, un jour, mon amour… » titre empunté à une chanson de Moustaki. Au travers d’un périple dans les îles grecques, je tente de dresser le portrait des jeunes adultes tourmentés que nous avons été. Le narrateur encore une fois me ressemble un peu, il a même mon prénom et souvent l’auteur ne lui f
ait pas de cadeaux. Alors… certains personnages, portent vos prénoms aussi, certains évênements vous rappelleront des souvenirs mais vus dans le prisme de l’écriture d’un roman comme un film, un road-movie, un road-roman. Peut être ne les aviez vous pas perçus comme cela? Forcément c’est ma vision que je propose, et forcément, elle est subjective. Cependant, j’aime les personnages que je décris et si parfois je les égatigne c’est sans méchanceté, ni esprit de vengeance, ni complaisance…

Vous vous y retrouverez, mais vous allez y retrouver aussi des gens que vous croyez avoir connus et dont je n’ai pas les mails et à qui j’aurai bien voulu adresser ce mail aussi … Mais Est-ce vraiment vous ? Est ce vraiment eux ? Ne sont ils pas devenus des personnages d’une sorte de film oublié ? C’est ça la force d’un roman, d’une fiction, d’un film… C’est nous, c’est moi, mais ce n’est plus moi, ce n’est plus vous… Alors, je n’écris pas pour régler des comptes ou quelque chose de cet acabit… C’est ma recherche du temps perdu à moi… pour la mémoire, pour faire exister ces époques euohoriques souvent, tristes et violentes parfois, désespérées aussi.
Si jamais vous le lisez … et si vous le souhaitez, vous me direz, le bon, le mauvais… ou vous ne me direz rien… Ce mail perso n’a pas pour autant vocation à polémique ou fâcherie, ce n’est pas le but visé. Si d’aventures j’apparaissais dans un de vos écrits, ou dans vos travaux artistiques, je saurai bien que c’est votre vision que je verrai et je saurai dire:  » si ça se trouve, j’ai été aussi comme ça… »

Alors, si ce roman est né, c’est parce que c’était vous… parce que c’était moi et si nos chemins un jour ont divergé, je voulais vous dire que je ne vous jamais oublié.

Je vous embrasse  »

Voilà… ces années ne m’appartiennent plus vraiment … et si vous lisez « D’être libres, un  jour, mon amour… »  jusqu’au bout, vous comprendrez pourquoi un livre est une petite tombe…

Septembre 2016

COPYRIGHT ALBERT LABBOUZ pour désespoir productions…

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