Leonard Cohen: Plus sombre… Tu vis ou tu meurs ?

« Depuis le décès de son amour lointain Marianne Ihlen ( so long…Marianne…), et depuis la lettre émouvante qu’il lui a écrit, les médias ne cessent de spéculer sur la mort de Leonard Cohen. Mon fils m’a même envoyé un sms des Etats Unis, il y a un mois: « Cohen va mourir… » avec le smiley pleurant. Et voilà l’ultime disque, (oui je dis encore disque pas CD, pas Mp3) qui sort et Cohen qui sussure derrière les choeurs de la  synagogue Shaar Hashomayim de Montreal où il a fait sa bar Mitsva et où son arrière grand-père et son grand père ont été fondateurs et  rabbins  » I’m ready… My lord… »

J’avais commencé à écrire ça… le jour de la sortie de son ultime album… et j’ai arrêté, l’écriture, car je sentais bien qu’il me faudrait écrire sur sa mort future, et je ne le pouvais pas… Comment écrire, sur le décès futur et imminent, peut-être, d’un proche, de quelqu’un avec qui vous avez grandi et qui vous a grandi ?

N’avais-je pas déjà dit l’importance qu’il avait dans mes rencontres étoilées ? (éditions Grrrart. Pages 211 à 222  et p.247 à 255)

Depuis ce matin je reçois des messages de personnes qui savaient combien il comptait pour moi . Des personnes de mon passé dont je n’avais plus de nouvelles, des ami(e)s proches, et  même des connaissances de réseaux sociaux, comme si Leonard Cohen était un membre de ma famille, comme si il était nécessaire de me souhaiter des condoléances, comme si évoquer Leonard Cohen c’est penser à Albert.  Cela me fait chaud au coeur, car en aimant Leonard Cohen, peut être quelque part, ai je réussi à transmettre un peu son message de vie, lui le pessimiste positif. Et toutes celles qui ne m’écrivent pas et dont j’ai partagé la vie pour certaines ou dont j’ai croisé le chemin  un temps, je sais qu’elles pensent à moi aussi… J’entends mon prénom dans leur silence. Françoise, Marianne, Marguerite, Régine, Florence. Ces » toutes celles » et « ces Tous ceux » sont de ma génération et le départ de Leonard Cohen les ramènent à la mort définitive de leur, de ma, de notre jeunesse… Le temps inexorable et son cortège de nostalgie et de défaites invincibles. C’est comme ça.

Puissent nos enfants avoir un jour sur leur chemin, quelqu’un qui les guide avec amour, sagesse, pour être like a bird on a wire, libre comme un oiseau sur son fil, quelqu’un qui leur ouvre les portes de la création, de la perception intelligente pour un futur qui ne soit pas « murder »… ( I see the future it’s murder ». in the future L.C). Quelqu’un qui leur fera rencontrer des Suzanne, des Marianne,  des Janis, des Rebecca,  des Sharon, des Anjani, des Webb sisters. Ils ne se résigneront pas, ils reprendront leur arme et seront alors fiers de porter leur fameux imper bleu et d’avoir pour ami le monde entier.

Je pleure, certes, mais Leonard sera toujours vivant.

Albert Labbouz copyright désespoir production 11 novembre 2016img_1025
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Un commentaire pour Leonard Cohen: Plus sombre… Tu vis ou tu meurs ?

  1. Lydie dit :

    …Je pleure avec toi…..et je suis d’accord: il sera éternellement vivant

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