CHOISIR SON ENNEMI

Je ne peux pas être dans le silence en ce moment… Il y a si peu d’espoirs, si peu d’envie, et pas de désir.

« ILS ONT VOTÉ ET PUIS APRÈS » … ? chantait Leo Ferré…

Cette France qui m’a accueilli lorsque j’avais 8 ans. Cette France je ne la reconnais pas tant elle s’égare dans ses choix, tant elle se laisse berner par de sombres discours et mensonges à tout va. Beaucoup ont d’abord soutenu un voleur, un menteur, un névrosé en faux-self cherchant le pouvoir en promettant sans vergogne le bonheur d’une autre vie à des français abîmés par la violence, la mort, la misère et le rétrécissement des consciences et du portefeuille. Il s’est viandé et c’est tant mieux ! Mais cela n’a pas suffi. Deux sont restés en course…

Et vous voilà mes chers français, mais pauvres français prêts à vous engouffrer dans l’ignominie d’une héritière carnassière feignant la respectabilité et se revendiquant du peuple, elle qui a vécu et grandi à Saint-Cloud dans un château grâce à un don bizarrement acquis offert à son père par un PDG cimentier. Son père, admirateur de l’Allemagne nazi, des chants militaires, créateur de groupuscules fascistes qui ne lésinaient pas à casser du bougnoul ou à se payer un youpin lors de virées scandées par le bruit de leurs rangers ! Un père raciste xénophobe, homophobe, tortionnaire notoire pendant la guerre d’Algérie. Haines à tous les étages que ce géniteur a forcément transmis, et légué à ses filles, à ses femmes, à sa famille et à ses louches amis d’Europe qui arborent des drapeaux avec des relents de croix gammées… Elle veut vous faire croire que de son passé elle a fait table rase, qu’elle a tué le père et que nettoyée dans un bain de renaissance, elle est redevenue vierge de toute haine et est prête à sauver le travailleur opprimé par le patronat, l’agriculteur étranglé par la mondialisation ou le chômeur qui bien sûr, pour elle, payent tous le tribut de l’immigration, de ces gens venus d’ailleurs qui viennent retirer le pain de la bouche des français catholiques pratiquants. Elle veut vous cloisonner dans ses frontières à elles comme si les envahisseurs apocalyptiques allaient nous anéantir, violer et voiler nos femmes… Elle et ses copains parlementaires qui piquent aussi le pognon à leur façon au parlement européen où ils ne viennent que très rarement.

Vous voilà mes chers français, mes pauvres français tiraillés entre cette vermine bleue verdâtre et ce dandy tombé d’on se sait où, sorti de banques prestigieuses et qui n’a jamais biberonné à la politique hormis pour deux années transitionnelles à l’économie. Ce dandy qui dit se situer au delà du bien et du mal, ni de droite ni de gauche… Certes le cartésianisme français a du mal à élever sa pensée, tant ataviquement, nous avons tous été élevé dans la loi des contraires. Une porte doit être ouverte ou fermée, le noir et le blanc, le haut et le bas, le dessus et le dessous, le père et la mère, la terre et le ciel, le bien et le mal. Comment pouvons-nous apprendre à penser si nous ne pouvons plus nous situer ?

Un temps j’ai cru pouvoir rêver de nouveau à l’égalité, à la liberté, à la fraternité, à la jeunesse, à la poésie, à l’intelligence du cœur, à la raison du sentiment. Un temps j’ai cru que l’union allait de nouveau avoir droit de cité et que nous pouvions redevenir acteur de notre destinée conduit par un ou deux hommes fraternels, érudits, rassembleurs. J’ai voté pour l’un deux avec la conviction ferme que tout était possible, tout était permis bientôt… Mais, mes pauvres français vous vous étiez déjà laissés bernés et englués dans la fausseté des trois premiers candidats… Alors… tout est retombé, la dépression est réapparue, la tristesse, l’angoisse aussi avec un choix que j’espérais ne plus jamais avoir à refaire depuis 2002. La déception aussi car cet homme qui avait recueilli ma voix, ma voie, dégouté par sa défaite a retrouvé l’antipathie et l’amertume qu’il avait réussi à combattre grâce à l’amour, à sa nouvelle compagne et à ces milliers de jeunes qui de nouveau étaient prêts à croire à la politique. Qui plus est, lui qui avait été une sorte de lumière ironique dans la noirceur des coups bas, s’est retranché dans une sorte de mutisme, que personnellement j’interprète comme une sorte de « Démerdez vous ! ». Du coup, il nous faut, il me faut encore réfléchir. Quel ennemi devais-je, devons-nous, devez choisir ? Quel ennemi doit se choisir ceux que cette alternative ne réjouit pas ?

Celle qui verrouillera toutes les portes et réactivera la répression sauvage et sanglante quand une lutte sociale pourrait naitre ? Celle qui musèlera la culture en imposant les goûts du parti d’où elle est issue ? Celle qui pactisera avec d’autres diables américains ou russes ? Celle qui musèlera la presse démocratique ? Celle qui régressera en nous conduisant vers une autarcie monétaire ? Ou bien, celui qui se fera les dents à la gouvernance en étant la marionnette des financiers ? … Car franchement, qui peut penser que ce serait la même chose d’être opposé à cette femme qu’à cet homme qui veulent le pouvoir ? Il est à mon sens plus clair et plus facile d’avoir l’homme comme adversaire que cette dangereuse femme. Ne vous trompez pas, votre liberté sera anéantie de toutes parts : liberté de choisir, liberté de circuler, liberté de penser, liberté de rire… Ne riez pas ! Pensez vous que les comiques et autres stand up auront droit de cité ? Pensez vous que vos programmes télé, vos journaux, seront tenus par des hommes et des femmes indépendants du pouvoir qu’elle verrouillera ? Si elle est à la tête du pouvoir, il faudra entrer en résistance ouverte, violente, frontale pendant 5 ans. Ce sera épuisant, car nous retrouverons les clivages, les délations et qui sait, comme dans un vieux Chili ou une vieille Grèce des années 70, ou une Russie stalinienne, combien disparaitront, combien seront enfermés pour avoir voulu retrouver un air sain, un air de liberté où on n’a pas à se méfier de son voisin…? Ce n’est pas de la politique fiction. Cette femme ne promet pas le bonheur, elle vous mène à votre malheur qui que vous soyez … Et vous mes chers français agriculteurs, ouvriers, pêcheurs, petits commerçants vous pleurerez des larmes de sang de vous être fait bernés une fois de plus par une riche menteuse qui se réclame du peuple qu’elle n’a jamais fréquenté !

Pensez vous vraiment que le dandy financier débutant en politique (mais il faut bien débuter…), pourrait vous conduire en enfer comme elle ?

Quoiqu’il en soit, il vous sera plus aisé, plus loyal de combattre cet ennemi là, non ? C’est cet ennemi que vous devez choisir quand vous irez voter…

Ni l’un ni l’autre ne vous feront retrouver le gout du bonheur et l’éclatante lumière d’un soleil renaissant, mais de deux cancers, choisissez le moindre. Demandez vous avec lequel avec lequel vous serez plus apte à le combattre, avec lequel la rémission sera possible,  Choisissez le bon cancer, le bon ennemi !

Albert Labbouz copyright désespoir productions. Mai 2017

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2 commentaires pour CHOISIR SON ENNEMI

  1. Martine Bellalou dit :

    Bonjour Albert,

    Tu as écris magnifiquement tout ce que je pense.

    Je ne cesse en ce moment de me battre avec des partisans du ni,ni.

    Bon courage.

    Martine

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