celui qui écrit ces lignes…

QUELLE BELLE FAMILLE !

 C’est celui qui écrit ces lignes qui dit ça…`

Quelle Belle Famille !

Polie, bien élevée bien éduquée, serviable, généreuse, pas un mot plus haut que l’autre…

Combien de fois s’est-il demandé depuis qu’il les connaît : ET LA TENDRESSE BORDEL ? Et les démonstrations simples d’affection entre eux…? Sourires, effleurement de caresses, mots tendres. Pour mémoire qui lui reste en travers de la gorge, quel(s) regard(s) avaient-ils posé sur son fils venu des U.S.A avec sa copine lors du dernier Noël ? Juste savoir comment c’était avec Trump … Une question sur ses projets ? Sur ses films sur ses musiques ? Sur son avenir ? Seul le gendre musicien (merci à lui) a fait cet effort…

Que de repas figés entre le super vin qui provient de leurs propres récoltes, la magnifique roue à aube qu’ils ont remise en état, la petite rivière avec le petit pont de bois, les arbres à planter pour la naissance d’un petit, et le succès inespéré d’un fils devenu handicapé du à une erreur de jeunesse et qui a provoqué un malheur intense…Et n’en déplaise à sa mère qui n’aime pas Monsieur Paul, succès financé par un ex patron d’Univers sale et par le capital  de feu Monsieur Charles, des armées de communicants et les éditions Raoul B; (au début)

OH bien sûr, comme l’a si bien dit l’artiste officiel  de la famille : celui qui écrit ces lignes, c’est un aigri, un jaloux peut être aussi, quelqu’un qui n’a pas rencontré la notoriété …  Mais avaient-ils seulement compris une fois, une seule fois dans leur vie que l’amour, le partage, l’échange, la liberté aussi anarchique soit-elle, avaient guidé les pas de celui qui écrit ces lignes. « Ecrire pour ne pas mourir » comme le chante Anne Sylvestre. Et l’artiste de la notoriété s’est trompé plus d‘une fois : celui qui écrit ces lignes n’a jamais été envieux de son succès. Bien au contraire … ! il avait été même comme un attaché de presse avant qu’ils soit reconnu artiste officiel de ce monde médiatique.

Celui qui écrit ces lignes écrivait, il chantait, il créait, il mettait en scène, quand le futur artiste essayait encore de réussir un panier au basket dans la cour d’une école à l’ancienne. Quand celui qui écrit ces lignes a appris son accident, il en avait pleuré… Son ex-compagne qui le quitte peut en témoigner…

Eux, d’origine italienne, les avait-il vus une seule fois s’échanger une effusion d’amour, de tendresse même infimes entre eux ?

Lui, celui qui écrit ces lignes, d’origine juive méditerranéenne où l’enfant est la chair de  la chair qu’on couvre d’onguents, de pommades, de parfums, de miel et de sucreries… et d’un tas d’expressions arabo-judéo intraduisibles en français en avait été abreuvé, lui dont le médecin de sa mère lui avait dit d’avorter…ET la mère après une série d’enfants mort-nés ou n’ayant pas vécu a refusé, voulant garder celui-là !

MAIS QUE VIVENT LES MERES JUIVES ! … Au-delà de celle(s) dont la pudeur ou allez savoir quoi forme des adultes frustrés de ce manque d’enveloppement maternel, voire paternel aussi, qu’ils ont reçu malgré eux, hélas.

Mais quelle enfance avaient-ils donc tous eue pour ne pas avoir reçu câlins, embrassades, enveloppements chaleureux, bisous ?

Les paysans au sens noble du terme ne sont ils que des taiseux incapables de manifester le moindre sentiment de bienveillance, de parole sincère et chaude ? Je n’ose le croire.

Celui qui écrit ces lignes vient d’une famille qui n’a jamais eu d’argent pour le superflu mais qui n’a jamais lésiné sur l’amour aussi démonstratif soit-il, même en public et surtout en famille, sans hypocrisie. Celle qui vient de le quitter aussi peut témoigner de cela.

Combien avait-il été abasourdi lors du suicide de la nièce par alliance de l’oncle de la fuyarde. C’était  une gentille jeune femme mariée au frère de celle qui vient d’abandonner sa famille, celle surnommée ici la fuyarde, que personne n’osât prendre en amont sa souffrance à bras le corps, à bras l’âme (excepté son mari). Elle était malade psychologiquement et personne n’a investi de sa propre personne pour l’aider comme il se devait, la laissant dans l’errance de psychiatre en psychiatre … commentant à peine sa descente aux enfers… Dieu fasse qu’elle soit avec les anges !

Est-ce là leur monde de générosité eux dont les combats communistes étaient portés en étendard ?

Pouvaient-ils nier, qu’au delà de la souffrance de leur nièce qui a quitté en douce celui qui écrit ces lignes, alors qu’il était absent  en province pour vendre quelques malheureux romans et de la décision qu’elle a prise et dont il saigne, va au-delà du :« c’est comme ça… », « c’est la vie, c’est son choix. » ?

Y a t il  eu seulement une personne  de cette belle famille française qui une fois le passage à l’acté opéré lui ait dit : « réfléchis encore un peu, le temps n’est pas figé et avec l’âge beaucoup de choses évoluent et peuvent changer… ?  Ce n’est pas seulement un homme, un ex amour que tu quittes, mais toute une vie construite ; des familles, des amis, des jeunes adultes qui sont tes enfants, des projets encore à réaliser qui pourraient arranger bien des choses. Soigne toi, trouve des solutions, des aides véritables ne baisse pas les bras. La vie peut par-delà les malheurs réserver d’étonnantes surprises » …Qui a essayé de l’en empêcher, de retarder son exécution et l’exécution de celui qui écrit ces lignes ? ? QUI ? Si oui, que cette personne se manifeste !

Celui qui écrit ces lignes, est de ceux qui se targue, même avec ses nombreux défauts, d’être plus entier qu’eux: les « gentils » « les polis », « les lisses ». Ces bobos de gauche qui n’ont même pas su changer le monde quand Waldeck Rochet ou Jacques Duclos se démenaient pour éradiquer les inégalités sociales. Et voyez vous, il ne cite même pas l’Abbé Pierre, ce serait trop facile car Ils en en souriraient en lui disant qu’il est dans l’amalgame.

Ils se targuent des combats de Simone Veil qui jusqu’au bout n’a pensé qu’à l’humain, qu’à l’humanité de la loyauté de la vie. Mais ils haussent les épaules face au désarroi, à la détresse, aux envies de mourir  de celui qui écrit ces lignes et qui sent derrière ce(s) haussement(s) d’épaules ces indifférences…

«  Bien fait pour sa gueule ; finalement, il l’a cherché… »

Se sont-ils  seulement inquiétés de savoir comment il allait, s’il allait lui aussi finir au bout d’une corde ou au fond d’un cocktail d’anxiolytiques ou tout simplement pour  lui transmettre un signe de réconfort ou d’espoir… Un de ses frères et sa sœur à elle l’ont fait eux ! Mots apaisants, solidarité fraternelle … Qu’ils en soient bénis ! L’humanité, la fraternité elle est là … N’est ce pas Monsieur son autre frère qui ne lui a même pas adressé un mot de réconfort ? N’est-ce pas neveux et nièces qui l’appelaient Tonton ? ! Y avaient-ils seulement pensé ? N’en ont-ils pas eu le courage ? Avaient-ils d’autres chats à fouetter ? L’ignoraient-ils ? le savaient-ils ?

Se sont-ils réellement  inquiétés de leur cousine, leur nièce, leur soeur qui va mal au-delà de ce qu’elle laisse apparaître, même maintenant ? Toujours transparente, toujours à ne pas vouloir déranger et aider…

Abandonne-t-on sa famille sans l’once d’un regret ou d’une explication saine certes, pas facile… Explication ardue sans doute mais où les mots auraient eu leur importance, elle qui ne parlait plus.

Tiens ! Je vais citer leur poète préféré à cette belle famille

Jean FERRAT :

C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente
Sans idole ou modèle, pas à pas, humblement
Sans vérité tracée, sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement

Un avenir naissant d’un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts en grand sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la Terre et du Ciel

Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui…

Mais savent-ils encore se battre dans leur confort bourgeois … ? Ont-ils encore un idéal ?Autre poète phare qui leur est cher : Aragon

Que serais je sans toi qui vins à ma rencontre

que serais je sans toi qu’un cœur au bois dormant

que cette heure arrêtée au cadran de la montre…

Que serais je sans toi que ce balbutiement…

Que savent ilsdu malheur d’aimer ?

Et puis dites à l’artiste aux cent mille exemplaires de son livre vendu et adapté par lui-même et à son comparse le serpent Kaa, qu’oublier Ferré dans son slam aux poètes est une erreur monumentale, Ferré qui a écrit :

Qui donc réparera le cœur des amants tristes ?

 Celui qui écrit ces lignes n’évoque même pas le fait qu’en tant qu’auteur qui a écrit cinq pièces de théâtres jouées récompensées au Festival Théâtre de Drancy, poèmes, romans, essais, nouvelles récompensées elles aussi, scénarii et plus d’une centaine de chansons, l’artiste célèbre n’aurait-il pas pu lui proposer de faire partie  de  son CD :« il nous restera ça »?

 Oui… Bien sûr leur  conviction, il s’en doute, est que celui qui écrit ces lignes est  le seul fautif de l’abandon de sa compagne du noyau familial.

Ne se sont-ils pas posé la question de savoir si le malheur de cette femme et mère de famille n’avait pas d’autres causes plus souterraines, plus archaïques, plus sociales aussi (son boulot par exemple entre autres, la disparition d’une mère trop tôt disparue, des manques de caresses familiales ? Que sais-je encore ? L’inconscient est trop vaste quand on ne l’affronte pas) ? Dans cette belle famille tout ce qui touche à la psy de manière générale effraie…

Celui qui écrit ces lignes ne se met pas hors de cause d’une part de sa propre responsabilité au fil des ans, en écrivant cela. Il a conscience de ses carences, et de ses non-dits aussi, de ses excès et ses défauts … Se sont-ils seulement dit que celui qui écrit ces lignes n’était qu’un gros feignant qui ne l’aidait en rien ? Certes, on ne sait pas si la lumière est toujours allumée quand la porte du frigo est fermée. Celui qui écrit ces lignes veut dire par là qu’on ne sait pas ce qui se passe chez le voisin vraiment et même dans sa propre famille au sens large … « Briser les préjugés comme disait un certain juif Albert E. est plus difficile que briser un atome ». Se sont-ils demandé si son compagnon, celui qui écrit ces lignes, avait cherché des solutions pour l’aider ou la faire aider ? Se sont-ils dit que le fait qu’elle ne réponde à aucune de ses propositions d’aide était un crève-cœur pour lui ? Ne pas pouvoir aider sa compagne qui se renfermait dans un mutisme dangereux et mortifère ? Se sont ils  demandé si après 33 ans et un tiers de vie commune, il l’aimait encore ?

Celui qui écrit ces lignes n’aura pas de réponses et n’en souhaite pas.

De toutes façons, ils qualifieront ces lignes d’aigreurs, de rancœur, de vengeance, de règlement de comptes, mais celui qui écrit ces lignes s’en fout !

Je m’en fous !

« Faut vous dire Monsieur que ces chez gens là, on n’vit pas on n’vit pas… On triche » J.B

ALBERT LABBOUZ Copyright Desespoir Productions

OCT/NOV 2018

 

 

 

Publicités
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s